Le verdict dans le procès en appel de dix vendeurs de pin's, dont quatre (Akram Ghimouz, Abdelkader Bacha, Kheireddine Benzine et Fazil Dechicha) ont été libérés le 2 janvier dernier, après avoir séjourné six mois à la prison d'El-Harrach, et les autres (Ghimouz Alaa, Ihaddadene islam, Bouanani Razane, Gasmi Zineddine, Nefti Belkacem Karim et Ayadi Yakoub) restés en liberté, car soumis au régime du contrôle judiciaire, est tombé hier en milieu d'après-midi à la Cour d'Alger. Le magistrat, qui a officié le procès, a prononcé la relaxe au profit de l'ensemble des coaccusés.Explosion de joie dans l'enceinte judiciaire, des familles et des prévenus qui attendaient, depuis les premières heures de la matinée, le verdict, en craignant le pire. En première instance, le tribunal de Sidi M'hamed a condamné, le 25 novembre dernier, les jeunes gens à une peine de six mois de prison ferme assortie d'une amende de 200 000 DA. Arrêtés lors de la marche du premier mardi de juillet, ils ont été accusés d'"atteinte à l'unité nationale", à "l'emblème national" et "à corps constitués" au titre de l'article 79 du code pénal.
Leur tort ' Avoir vendu ou arboré des pin's portant des slogans du mouvement citoyens particulièrement "Yatnahaw gaâ" (Qu'ils dégagent tous), et pour les uns estampillés à l'effigie de l'emblème amazigh. Par ailleurs, la Cour d'Alger a reporté au 18 mars 2020 le procès en appel des ex-détenus de l'emblème amazigh, Boudjemil Mohamed, Ali Ider, Okbi Akli, Lekehal Ali et Hamza Karoun. Ils ont été arrêtés le vendredi 21 juin pour port de la bannière amazighe et placés sous mandat de dépôt le dimanche suivant.
Après près de quatre mois de détention à la Maison d'arrêt d'El-Harrach, le tribunal de Bab El-Oued a prononcé dans leur procès en première instance, le 14 novembre 2019, la relaxe avec restitution des emblèmes confisqués par la police. Au tribunal sis à la rue Abane-Ramdane, trois autres détenus d'opinion, Madi Saïd, Oussaïdène Ahmed et Ouarab Mohamed, arrêtés lors du vendredi acte 41 du mouvement citoyen, le 29 novembre, ont été présentés devant le juge d'instruction de la chambre correctionnelle n°12 pour une audition dans le fond.
Ils sont poursuivis pour "atteinte à l'unité nationale", sur la base des articles 79 et 96 du code pénal, pour avoir manifesté avec des pancartes incitant à donner la primauté d'un Etat civil sur le militaire.
Souhila Hammadi
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Souhila HAMMADI
Source : www.liberte-algerie.com