ALGER - La Corée du sud est prête à accompagner l'Algérie dans le domaine de la création et du développement de pôles de développement de technologies appliquées, a indiqué jeudi un universitaire de ce pays asiatique.
"La Corée envisage de délocaliser certaines filières de recherche et développement en parallèle à l'extension internationale de ses activités industrielles et l'Algérie pourrait être associée dans cette nouvelle stratégie", indique à l'APS Lai Won, professeur à l'université coréenne de Pai Chai, en marge du colloque international sur le partenariat stratégique algéro-coréen.
La fabrication d'écrans plats, l'industrie des télécommunications et les énergies propres sont les domaines les plus ciblés par ce transfert technologique, précise M. Won, ajoutant que la position géographique de l'Algérie par rapport aux grands marchés régionaux devrait lui permettre d'attirer un important volume d'investissements dans les technologies avancées en provenance de la Corée et des autres pays leaders dans le domaine.
Cette coopération sera, cependant, limitée au volet de la technologie appliquée dans les domaines industriel et commercial et ne touchera par la technologie fondamentale car l'exploitation de cette dernière est régie par une réglementation internationale différente. M. Won a, en outre, rappelé que son pays a déjà conclu un partenariat avec l'Algérie dans ce domaine portant sur la création et la gestion d'un Centre africain des technologies de l'information et des technologies avancées. Avec une économie fondée sur la connaissance et l'innovation, la Corée ambitionne d'intégrer en 2012 le club des dix premiers pays dans le monde en termes de production scientifique. Les financements publics de la recherche et le développement représentent actuellement près de 3% du Produit intérieur brut (PIB) du pays et devront passer à 5% à partir de 2012, selon une communication présentée par cet universitaire sous le thème "Passé et présent des technologies coréennes". De même, les coûts des recherches sont supportés à hauteur de 70% par le gouvernement, alors que le secteur industriel privé est complètement impliqué dans la recherche et le développement, a-t-il indiqué. Les travaux de la deuxième et dernière journée du colloque se poursuivent par la présentation de communications portant, entre autres, sur les expériences de développement des deux pays ainsi que les systèmes éducatifs et la recherche scientifique. L'Algérie et la Corée, qui avaient établi leurs relations diplomatiques en 1990, ont conclu en 2006 une déclaration de partenariat stratégique. Plusieurs accords ont été signés dans le cadre de cette alliance notamment dans les secteurs de l'agriculture et l'agroalimentaire, la pêche, les PME et les TIC (technologies de l'information et de la communication). Par ailleurs, plus de 700 cadres algériens ont été formés depuis 1999, dont 240 cadres supérieurs relevant des différents secteurs dans le cadre d'un programme assurée par l'Agence coréenne de formation (KOICA) en réponse aux besoins exprimés par la partie algérienne. Les échanges commerciaux bilatéraux sont passés de 10 millions de dollars en 1990, lors de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays à près de 2,5 milliards de dollars en 2010, dont 1,2 milliard d'exportations algériennes, constituées essentiellement de pétrole, et 1,2 milliard d'importations.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz