Une première en Algérie, se félicitent les initiateurs de cette action.Khelloufi Mekhlouf, en tant que président de séance de cette coordination, s'est félicité, hier, lors de la cérémonie de création de cette toute nouvelle coordination lors d'un point de presse organisé au siège de l'Association générale des entrepreneurs algériens (Agea) de ce sursaut que viennent de marquer les organisations patronales du secteur du Btph.
La naissance d'une telle organisation n'est pas du tout farfelue puisque sa raison d'être a pour objectif initial «d'accompagner l'impulsion donnée par les pouvoirs publics au secteur du Btph».
«Afin d'accompagner l'impulsion donnée par les pouvoirs publics et apporter une contribution décisive et irréversible au secteur du bâtiment et des travaux publics et hydrauliques (Btph) par notre expérience sur le terrain, 12 associations et unions patronales des secteurs du Btph et industries annexes ont décidé d'unir leurs forces en créant la coordination patronale du Btph et industries connexes», lit-on dans le communiqué de presse, rendu public lors de la cérémonie du lancement officiel de cette coordination patronale, hier à Alger.
En termes clairs pour les amateurs des affaires dans le secteur du Btph, il s'agit là d'un nivellement pur et dur dans le sens de l'intérêt et du poil du ministre de l'Habitat. Il est normal que ça se joue «business», nous dira-t-on, mais bon, l'avenir du Btph en Algérie n'est pas une question de brossage dans le sens du poil pour négocier un quota de logement et autres affaires! Bref, selon le communiqué rendu public par ces hommes d'affaires à la tête de ces organisations hautement affairistes, «il va de soi, dans un premier temps, l'enjeu de cette coordination» qui selon eux «consiste à consolider sa cohésion par la mise en place de mécanismes de coordination et de fonctionnement efficaces à même de répondre aux préoccupations de l'ensemble de ses adhérents assurant par là-même, sa pérennité pour le bien de tous, pouvoir public et entreprises».
Pour les protagonistes de cette initiative, il s'agit là d'une des façons les plus profitables pour «saisir la disponibilité manifestée par les pouvoirs publics pour mettre de l'ordre dans l'économie nationale par la création de richesses pour apporter notre contribution commune et représentative que nous estimons majeure pour les secteurs que nous représentons». Ces associations et organisations patronales se sont entendu pour garantir un certain dialogue et une concertation qui seront le maître-mot dans tout ce qu'ils vont entreprendre. Ces patrons d'organisations patronales en mal de décollage, comme si le temps a révélé que nous sommes devant un événement important sur le plan économique dans notre pays. C'était l'occasion de féliciter le Premier ministre qui selon eux, les a associés au départ de la croissance algérienne. «Le contexte actuel est caractérisé par une conjoncture économique et financière délicate, laquelle nécessite une vigilance et une mobilisation de la part des pouvoirs publics et des opérateurs économiques», peut-on lire dans la déclaration commune de cette coordination.
A leur sens, «le secteur du Btph et des industries communes constitue la locomotive susceptible d'entraîner la relance de l'industrie nationale, de l'économie de manière générale, la création d'emplois productifs durables et la dimunition conséquente de la facture des importations».
Enfin, c'est le monde des affaires! Quoique le monde des affaires a aussi ses règles! Ce n'est surtout pas une question de coordination de quelques organisations, mais c'est surtout une question d'une volonté de construire dans les règles de l'art et les lois de la République.
Selon l'aperçu de certaines recommandations présentées par ladite coordination, il est plus question d'allégement fiscal, d'accès aux marchés, d'augmentation du prix du mètre carré du bâti, d'exclure les étrangers... bref, d'avoir plus de marchés et plus de bénéfices au nom d'entreprises nationales! Tout le problème n'est pas là. Le vrai problème est dans la construction de l'Algérie de demain avec l'Algérien de maintenant.
Aucune recommandation n'est émise. Quant au travailleur du Btph, il s'agit de sa sécurité, de son évolution, de ses conditions de travail, de la qualité de construction, du respect du délai...etc! Rien! Créer une coordination en louant louange et en se déclarant courtisans du ministre de l'Habitat au nom d'entreprises nationales, c'est pas comme ça que ça se passe!
Donnez-nous des marchés et ôtez-nous les obligations fiscales pour le bien-être de l'économie de l'Algérie, le discours est beau, mais ne paye pas du tout. L'Algérie accuse actuellement un déficit de plusieurs centaines de milliers de logements. C'est établi comme constat. Ce n'est pas une question de business, mais une affaire d'avenir d'un pays. Ce n'est sans doute pas quelques affairistes aigris qui relèveront ce défi le temps d'une lecture d'une déclaration à la face de quelques journalistes pour les besoins de chatouiller un seul ministre ou ses propres bénéfices. La question est comment faire de l'Algérien un constructeur qualifié, bien payé et très protégé dans son milieu de travail pour pouvoir poser cette brique de niveau et en un temps meilleur pour l'Algérie de demain!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Idir TAZEROUT
Source : www.lexpressiondz.com