La crise interne et l'implosion au sein des partis sont superposées à celle du système politique en place.
La contestation reprend de plus belle, à la faveur du lancement de la campagne électorale pour les élections locales. Les crises continuelles secouant les formations politiques sont la conséquence directe des «accointances avec les sphères du pouvoir, assumées ou non par les partis politiques», indiquent les observateurs de la scène politique.
A l'instar du FLN, où couve une crise, le RND, le MSP et d'autres partis sont traversés par un mouvement de protestation. Souvent, les frondeurs veulent retirer leur confiance au secrétaire général du parti. Aussi bien au FLN qu'au RND, les dissidents souhaitent l'éviction du secrétaire général du parti et la convocation d'un congrès extraordinaire. Dans ce contexte, un recyclage suivi d'une mise en selle a eu lieu avant-hier, à Aïn Bénian, Ouest d'Alger. L'ancien ministre de la Santé, Yahia Guidoum, est ressuscité pour se voir désigné par ses pairs comme coordinateur du mouvement de contestation.
En mettant en avant Yahia Guidoum, les détracteurs de Ouyahia comptent ratisser large pour destituer bien entendu Ahmed Ouyahia. Bien qu'on affronte les élections locales, il est clair que les frondeurs et les directions politiques ont la tête à la présidentielle de 2014. Il faut dire que la culture politique dominante sur la scène, est réduite aux appareils politiques, à l'«emplacement» au sein de l'APN, dans d'autres instances élues et dans l'exécutif, et la conception «alimentaire» de la chose politique pour la multitude d'autres partis.
Les multiples avantages et bénéfices de différentes natures que procurent les micro-partis gérés comme des fonds de commerce ne font que polluer le paysage politique. Cela, reflète on ne peut mieux «une crise structurelle du système politique», estiment les analystes. Le FLN, vainqueur des dernières élections législatives, est en crise ouverte depuis près de 3 ans.
Abdelaziz Belkhadem auquel on reproche notamment ses méthodes autoritaires fait face à un important mouvement de contestation. Les redresseurs qui se sont manifestés l'espace d'un scrutin, ont organisé, samedi dernier, une action de protestation devant le siège du Front de libération nationale à Hydra. Le MSP, Ennahda, El-Islah et d'autres formations ont subi les mêmes implosions et éclatements.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed BOUFATAH
Source : www.lexpressiondz.com