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La Confédération algérienne du patronat déplore l'abandon du pacte économique et social



La Confédération algérienne du patronat déplore l'abandon du pacte économique et social
Le pacte économique et social, signé en grande pompe par le gouvernement, le patronat et les syndicats, a été oublié. Boualem Merakech, patron de la Confédération Algérienne du patronat (CAP), déplore cet oubli, et appelle le nouveau parlement à consacrer les clauses de ce pacte dans la loi.
Le pacte économique et social n'est pas respecté, selon le président de la confédération Algérienne du patronat (CAP), M. Boualem Merrakech. Ni le gouvernement, ni le patronat ne respectent les accords co-signés dans le cadre de ce pacte entré en vigueur depuis l'année 2007, a déclaré le responsable de la CAP, lors d'un point de point organisé à Alger, à l'issue d'une assemblée générale de l'organisation patronale qui s'est tenue lundi.
« Il n'existe aucun texte de loi pour obliger les partenaires sociaux à appliquer les accords contenus dans ce pacte », a rappelé M. Merrakech, affirmant qu'il appartient à la nouvelle assemblée populaire nationale de légiférer afin d'obliger les signataires (Gouvernement, UGTA, Patronat) à respecter les mesures inscrites dans le pacte en question.
Le pacte économique et social, signé à l'issue d'une tripartie regroupant le gouvernement, les organisations patronales et syndicales, définit la politique des revenus, en se basant sur l'amélioration réelle du niveau de productivité et de la performance des entreprises. L'un des objectifs principaux du pacte est de faire baisser le taux de chômage à travers l'instauration de mécanismes concertés entre les différents partenaires sociaux.
« L'institution de textes de lois va obliger les entreprises et le gouvernement à se plier au pacte économique et social », soutient le patron de la CAP, qui signale que certains pays voisins, comme le Maroc, ont inscrit leur pacte économique et social dans leur constitution. En Algérie, par contre, ce pacte est resté lettre morte, et rien ne laisse présager une application de ses clauses. M. Merakech note même des interprétations divergentes du contenu de e pacte.
Le pacte économique et social avait été signé en grande pompe à un moment de tension sociale. Il avait permis aux partenaires sociaux de définir une démarche concertée pour maitriser le chômage, mais il a été rapidement dépassé quand le gouvernement a s'est lancée dans une politique de redistribution tous azimuts, notamment après les émeutes de janvier 2011.
La hausse des importations inquiète le patronat
La confédération Algérienne du patronat demande par ailleurs d'autres allègements du crédit documentaire (Credoc) institué depuis 2009 par une loi de finance complémentaire. Le responsable de la CAP estime que l'allègement qui consiste utiliser la remise documentaire, voire le transfert libre pour l'importation de biens d'équipement ou d'intrants dont le montant ne dépasse pas les 4 millions de DA, est dépassé. Boualem Merakech propose d'augmenter le montant jusqu'à 10 millions de dinars (un milliards de centimes) afin de ne pas pénaliser les entreprises productrices.
La patron de la CAP a aussi relevé que malgré toutes les mesures décidés par le gouvernement, le volume des importations continue de grimper. Pour y remédier, il propose de mettre en place un mécanisme qui engloberait service des douanes, agence nationale du développement de l'investissement (ANDI) ainsi que des représentants du patronat pour identifier les produits importés qui pourraient être fabriqués localement. Boualem Merakech est convaincu que ce mécanisme va réduire considérablement les importations Algériennes.
A l'instar du forum des chefs des entreprises, dirigé par M. Rédha Hamiani, la CAP va à son tour soumettre au gouvernement une série de propositions pour booster l'économie algérienne, à travers l'expansion de l'entreprise privée, a annoncé M. Merakech.
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