Mohamed Yabadri, l'un des fondateurs de la Compagnie Daraja Théâtre
d'Oran, a réussi le pari de faire vibrer la salle du Centre culturel algérien
(CCA) à Paris avec son one-man-show «Le projet», présenté samedi dernier et qui
a été mené ainsi à bon port.
Maitrisant une gestuelle parfaite
dans une mise en scène énergique, évoluant avec grande aisance, le comédien
incarne en parfaite harmonie une dizaine de personnages, autant de
protagonistes portés par un Mohamed Yabadri hilarant. Il décrit, dans un humour
bucolique et sur une musique à la Charlie Chaplin, les péripéties d'un père,
Abdelkader. Ce dernier nourrit un projet très ambitieux pour son fils Benkabou.
Malheureusement, un incident inattendu chamboule ce projet familial et place le
père dans une situation ‘abracadabresque'.
Seule bémol : la salle était clairsemée. Cela n'a pas découragé ou
intimidé pour autant le comédien qui a assuré sa prestation comme s'il évoluait
« devant 500 personnes », a-t-il affirmé à l'issue de son spectacle. «
L'essentiel pour moi est que la magie de la communion opère avec les
spectateurs. Ce qui était le cas cette soirée, en présence d'un public peu
nombreux certes, mais averti », a-t-il ajouté.
Le one-man-show a été présenté
plus de cent fois en Algérie et à l'étranger et il a reçu le même accueil,
selon Mohamed Yabadri qui a obtenu le prix de la meilleure interprétation
masculine au festival de ACTHEA de Toulouse (France) en 2008. Sa jeune épouse
algéro-américaine, Taous Claire Khazem, était à l'affiche le samedi 13 mars,
avec la pièce de théâtre «Rymm, La Gazelle» présentée au CCA à Paris à
l'occasion de la «Quinzaine au féminin» (1er au 13 mars). Cet événement a donné
lieu à une série de manifestations culturelles (expositions, concerts,
projections de films, rencontres et théâtres) organisées par le CCA pour mettre
en valeur la créativité féminine.
Un spectacle tissé d'humour et
d'émotion suivi, par contre, par un public nombreux qui a apprécié, à sa juste
valeur, la prestation de cette jeune comédienne, diplômée de McAlester College
à Saint-Paul (USA) et formée à l'Ecole internationale de Théâtre Jacques Lecoq
à Paris. Le couple de comédiens a créé Daraja Théâtre, une Compagnie à la
recherche « d'un théâtre aventurier », joué en trois langue : arabe, français
et anglais. « Daraja a pour but d'élargir la culture théâtrale en Algérie en
montrant des spectacles qui créent un espace accueillant et inspirant toutes
les générations », soulignent-ils. La compagnie assure également des stages
pour jeunes artistes autour de différents créneaux : contes, langages de
gestes, one-man-show…
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Amina
Source : www.lequotidien-oran.com