La porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), Mme Nouara Djaâfar, s'est exprimée, hier, au sujet de la santé du président de la République et toute la compagne médiatique menée à cet effet. Selon elle, le président Bouteflika comme tout citoyen «peut tomber malade». Elle considère que tout a été dit à cet effet contrairement à ce qui se «colporte» ici est là.
Réagissant lors d'une conférence organisée par le RND à l'occasion de la Journée de l'étudiant (19 mai), portant sur le thème de «La communication politique» et en réponse à une question du Temps d'Algérie sur l'absence de communication officielle, notamment quand il s'agit de questions «nationales», comme la maladie du Président et l'attaque de Tiguentourine, entre autres, Mme Nouara Djaffar a d'emblée expliqué que «le président de la République, dont l'information sur son état de santé est largement diffusée aussi bien par ses médecins que par le Premier ministre», est «un citoyen comme tout le monde qui peut aussi tomber malade».
Pour elle, il n'y a, à aucun moment, eu absence de communication. «Le Premier ministre en a parlé à plusieurs reprises, comme le conseiller à la Présidence ou ses médecins», a-t-elle dit à ce propos. Dans la foulée, elle n'hésitera pas à critiquer ceux qui font référence à l'article 88 de la Constitution en vue de la destitution du Président «dans l'incapacité, selon eux, de gérer les affaires du pays» et demandent donc son application. «C'est un manque de respect», a-t-elle commenté. «Une précipitation», dans la mesure où, explique-t-elle, l'article en question ne précise pas le délai d'incapacité. Pour elle, le Président, qui a parlé à travers le Premier ministre notamment est «en bonne santé».
S'agissant de la communication dans le dossier Tiguentourine, elle dira qu'il s'agissait «d'une guerre» contre l'Algérie. Il s'agissait avant tout «de défendre le pays» et ceux qui prétendent défendre la liberté d'expression n'ont même pas, à ses yeux, pu montrer cette «absence». Pour elle, «on a très bien communiqué» dans le dossier de Tiguentourine. En réponse toujours à notre question, le professeur Benrouane Belkacem, spécialiste en communication, a affirmé que «tout ce qui se sait ne peut pas se dire», ajoutant dans le sillage que «la démocratie est un kit».
Il rappellera, par ailleurs, «des campagnes médiatiques» qui ont ciblé l'Algérie, tout en se contredisant lorsqu'il dit que dans le cas de la maladie du président, «la presse devait enquêter pour savoir si cela faisait partie des préoccupations des citoyens avant de s'y intéresser». Pour sa part, Mme Fatiha Matouk, de l'université Alger 3, a reconnu la faiblesse de la communication «officielle», tout en insistant sur la recherche de la source d'information. Par ailleurs, ces deux professeurs ont eu à évoquer, lors de leurs interventions respectives, la communication politique, alors que l'ex-ministre de la Communication, Azzedine Mihoubi, est revenu, quant à lui, sur le 19 mai 1956 et l'apport des étudiants à la guerre d'indépendance.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd Mekla
Source : www.letempsdz.com