Loin d'être une option, mais une obligation. Elle est l'une des principales armes qui rapproche les personnes à la recherche d'un espace de réconciliation.C'est une question qui est souvent shootée comme toutes ces prérogatives qui sont mises au placard par des présidents inconscients de l'impérieuse nécessité de changer de cap et opter pour une communication intelligente. Un savoir vivre dans un monde du football moderne ou la discipline s'impose, la corruption combattue jusqu'à ses racines afin de laisser place à un autre style de vie conforme aux valeurs sportives, et surtout à un style d'organisation qui contribuerait à mettre de l'ordre dans ce désordre où chacun joue son jeu sans tenir compte des répercussions qui fâcheraient le football et sa famille. Etre un exemple dans la gestion du club, c'est possible, un exemple qui faciliterait la concrétisation des objectifs en l'occurrence atteindre le sommet de la confiance non seulement des joueurs mais également de celles des partenaires directs de la FAF.
L'erreur commise dans le dossier liant la LFP à l'EPTV est un cas d'exemple. L'EPTV dit avoir «malgré une défaillance dramatique en matière de protection de ses droits, honoré ses engagements financiers», comme elle dénonce le non-respect de l'exclusivité de la retransmission des matches... Les séquences des championnats des Ligues 1 et 2 sont diffusées gratuitement par les chaînes privées algériennes, sans que la LFP ne bouge le petit doigt, alors qu'elle a les moyens de les empêcher de le faire.... «Non seulement, puisque la multiplication des matches à huis clos et la programmation anarchique, ont forcément causé un manque à gagner à l'ENTV qui refuse du reste de retransmettre des rencontres sans public.» On est donc dans la communication de crise. Après coup, qui remplacera l'ENPV et qui serait capable de payer cash ' Le niveau de notre football n'étant pas le meilleur à même de séduire les chaînes étrangères, et sans l'image, le football perdra de son audience...
Que fera la LFP qui n'est pas prête à gérer une communication dite de crise ' Quelle sera la réaction des clubs qui suivent au pas ' Sur le terrain de la communication, des hommes parlent, des joueurs imitent souvent leur «chef» dans leurs déclarations aux médias. Pour certain, c'est la langue de bois, qui est mise en valeur, la multiplication du «je crois que», discours formatés et non personnalisés, souvent en décalage avec le ressenti du public («je crois que nous avons fait un bon match» après avoir perdu). Que dire de plus ' «Nous présentons nos excuses à tous les supporters. Nous promettons de récupérer les trois points lors de la prochaine sotie '» «On aurait pu revenir à la marque mais la chance n'était pas de notre côté...» ou encore «vous avez vu le niveau de l'arbitrage ' Il a tout fait pour nous éviter une victoire» «Nous avons dominé, mais avons perdu par une faute commise bêtement par notre défense».
Voilà ce que nous récoltons à la fin de chaque rencontre de football. Mais, la force des mots ne réapparaît souvent pas. On veut récupérer les points perdus lors de la rencontre prochaine, mais un point perdu est un point perdu, pas besoin de faire croire que la machine des scores va s'arrêter pour le plaisir du club qui espère rattraper le temps perdu... «Des joueurs imposent le rythme de vie des clubs, c'est eux qui décident comment doit être l'environnement. C'est eux qui viellent à des heures très avancées de la nuit, notamment à la veille des rencontres de football. La responsabilité des présidents est entière. Ils sont responsables parce que l'indiscipline est partout, elle ronge l'organisation des clubs avec la bénédiction de plusieurs dirigeants de clubs», tonnait Ali Bencheikh lors de la dernière émission «Bel Mekchouf» sur El Heddaf. La communication semble ne pas être leur tasse de thé.
Ce qui préoccupe le plus en ces temps, c'est comment gagner des points et éviter une rétrogradation. Travailler l'image du club et présenter un projet sportif n'est pas encore leur souci n°1. Le reste semble passer en second plan. Au c?ur de la LFP, on n'arrive pas à dessiner les contours d'une «Com» qui sauverait son image pour construire un lien fort et durable avec les supporters et les clubs. «N'est-il pas nécessaire de faire entraîner aussi les joueurs et les dirigeants à parler aux médias, à se positionner devant la caméra, avoir une stratégie de communication basée sur ses valeurs personnelles, mais adaptées à la situation ' «Je conseillerais à la fédération ou aux clubs d'avoir une approche globale en termes de stratégie de communication des joueurs, ce qui permettra, par ricochet, de contrôler en partie leur discours», écrivait un journaliste qui s'est penché sur la question de la communication globale.
Un autre fait remarqué est de savoir «combien de joueurs, d'entraîneurs se plaignent du manque de diplomatie et de communication des arbitres '» Aujourd'hui, un joueur du Mouloudia d'Alger est au c?ur d'un sale temps, son président évoque que son club est grand et ce qui vient de se passer semble, à ses yeux, pas très important. Une déclaration qui se passe de tout commentaire. «It doesn't need any comment» (il n'a pas besoin de commentaire).
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com