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La communication, pierre d'achoppement de...



La communication a toujours été la pierre angulaire de toute entreprise de développement, de n'importe quel secteur, la justice, comprise, puisque chaque prétendant au poste de président de la République, propose aux citoyens son programme qui repose essentiellement et souvent, exclusivement, sur la seule justice. Mais la nature du système de gouvernance, depuis très longtemps, évite à dessein, l'indépendance de la justice. Ce concept très bon à prononcer, doux à l'oreille, caressant le cervelet, faisant survoler de plaisir les rêveurs, n'est pas a priori, facile à mettre en pratique! «On ne peut décréter l'indépendance de la justice sans qu'il y ait une vraie totale liberté du citoyen!» jette sentencieusement, Me Mostefa Bouchachi, le célèbre conseil, peut-être, le plus respecté des avocats d'Alger. Il est incapable de faire la moindre concession, lorsqu'il s'agit des droits de l'homme, car il a toujours considéré comme une gifle aux droits de l'homme, toute entorse à la loi: «J'ai toujours pris en horreur un magistrat qui domine son sujet, mais qui ne respecte pas la loi! Tout cela est le résultat d'une intrusion de la tutelle qui a toujours eu un «gardien du temple» prêt à tirer l'oreille à celui qui ne s'exécute pas à l'injonction, du tireur de ficelles! Evidemment, cette situation n'existe que sur le plan politique, car le reste des justiciables, se débrouille comme il peut! Les avocats restent toujours sur leurs gardes, pour crever dans l'oeuf toute velléité ou entorse à l'application de la loi!» Pour revenir à la communication, nous nous remémorons, le jour où deux importantes personnalités de la justice, s'étaient prises à la gorge, à l'hôtel El Aurassi lorsque le ministère de la Justice, avait organisé une intéressante rencontre réunissant des cadres costauds du ministère. À cette occasion, un face-à-face se tint avec le docteur Chaffai, l'ex-directeur du Centre de recherche juridique et judiciaire de Chéraga (Alger) et Belgacem Zeghmati, alors procureur général d'Alger. Le face-à-face prit vite une tournure, pour devenir une prise de bec, car, le docteur Chaffai n'a pas mâché ses mots, «pour ce qui est de la très mauvaise communication de la cour d'Alger, dont les responsables avaient pris la fâcheuse manie de couper les lignes du standard, sans aucune considération pour le justiciable qui s'est vu alors, obligé d'effectuer de très longs déplacements à Alger pour un renseignement qu'il pouvait avoir sur un simple coup de fil, via le standard de la cour! Vous êtes responsable de cette situation», avait lancé, en direction de Zeghmati, sur un ton réprobateur et désolé, le docteur Ahmed Chaffai, qui videra les lieux une semaine après l'installation de Belgacem Zeghmati, au poste de ministre de la... Justice, sept ans, après l'incident de l'«hôtel El Aurassi»! «N'y avait-il pas, alors un air de vengeance'», s'est demandé un collègue du docteur Chaffai. Non, car Zeghmati, l'ancien ministre de la Justice, n'a jamais mangé de ce pain là!
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