Les vétérinaires de l’Ouest interpellent Saïd Barkat
Réunis ces dernières semaines en assemblée générale extraordinaire à l’effet de faire un état des lieux de la situation dans laquelle se trouve la profession vétérinaire en Algérie, les délégués vétérinaires des wilayas de la région Ouest ont fait part de leurs vives préoccupations. Ils ne comprennent pas le retard accusé par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural dans l’officialisation de la Commission nationale provisoire de l’Ordre des vétérinaires. Cette nouvelle structure, installée le 10 mai 2007 au siège de la Chambre Nationale de l’Agriculture, en présence même des représentants de la tutelle ministérielle, attend toujours d’être officialisée par l’administration centrale du secteur afin d’assurer à la corporation vétérinaire de disposer d’un cadre de représentation légal pour exercer au mieux les missions qui lui sont assignées à l’instar de toutes les autres professions. Les membres de la commission régionale provisoire de l’Ordre vétérinaire, ainsi que les délégués des différentes wilayas représentées, ont saisi l’opportunité de cette rencontre pour lancer un pressent appel au ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, pour lui demander de prendre en charge le dossier de l’Ordre des vétérinaires, en souffrance au niveau de son département et, par la même occasion, officialiser le travail qui a été soumis à un débat en plénière lors de la réunion du 10 mai 2007 et approuvé ensuite par l’émargement de quelque 2.500 vétérinaires relevant de divers secteurs d’activités. Fait paradoxal dans le secteur de la Santé aujourd’hui en Algérie, la profession vétérinaire est la seule à ne pas avoir connu l’avènement d’un code de déontologie et d’un Conseil de l’ordre, et ce, nonobstant son encadrement législatif et réglementaire et notamment la loi 88-08 du 26 janvier 1988 relative à la médecine vétérinaire et à la santé animale. Cette situation n’a pas manqué d’inciter les membres de la corporation à revendiquer «la mise en place de ces deux instruments juridiques majeurs et fondamentaux qui permettront, font-ils observer, de combler le retard accusé par le secteur de la santé animale, en comparaison à certains pays voisins dont les investissements dans les secteurs de l’agriculture et de la santé sont en deçà des moyens importants que consacre notre pays en la matière».
A. Abbad
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com