
L'éventualité d'une désaffection populaire aux législatives du 10 mai prochain est de nature à avoir des conséquences désastreuses sur la classe politique algérienne. Si un tel scénario venait à se réaliser, la vingtaine de nouveaux partis, qui vient d'étoffer le panorama politique national confirmera alors ce que tout le monde craint : ces nouveaux venus, à quelque exception près, ne sont pas porteurs d'idées, ni à fortiori, de programmes à même de se poser en alternative à l'ancienne classe. Il faut noter que dans leur ensemble, ces partis se sont jetés dans l'arène électorale en faisant l'économie de séances d'entraînement ou d'échauffement, livrant ainsi à leurs compétiteurs aguerris, une bataille qui, aux yeux de beaucoup, est perdue d'avance. Certes un parti politique a pour vocation de chercher les suffrages des citoyens, mais peut-il y parvenir en sacrifiant l'éthique politique et le travail de terrain ' Au lendemain d'octobre 88, la première fournée de partis ayant vu le jour, avait reçu son agrément à peu près au début de l'année 1989, mais elle a dû attendre plus d'une année avant d'affronter l'épreuve des premières joutes jamais organisées sous le régime du multipartisme. L'organisation des élections locales (juin 1990) qui ont vu l'effondrement du FLN, avait été du reste précédée par un travail d'implantation de ces formations politiques à travers l'ensemble du pays. Pour avoir évacué cette dimension de la politique, les formations agréées en 2012, ont été majoritairement perçues dans l'opinion publique, comme des partis prestataires de services au profit de gens de tout acabit ambitionnant de décrocher quelque strapontin à l'APN. Cet agrégat de nouveaux partis, a ajouté à la pollution politique déjà assez marquée. Leurs différents appels à aller voter «pour sauver l'Algérie» ont été donc interprétés comme le signe patent d'un manque flagrant de sérieux. Les partis traditionnels, plus particulièrement d'opposition comme le FFS et le PT sont les premiers à en pâtir. Surtout le parti d'Aït Ahmed qui a cultivé l'image d'une formation politique à principes et ce, sur presque un quart de siècle.
Qu'adviendra-t-il de l'opposition algérienne si les électeurs venaient à bouder massivement les urnes ' Est-ce que la notion de «participation tactique» avancée par le président du doyen des partis d'opposition gardera dans ce cas de figure toute sa pertinence ' Tout porte à croire que l'éventualité d'une abstention massive fut le scénario qui a été le moins envisagé par les états-majors des partis politiques qu'ils soient d'opposition ou du gouvernement.
Au soir du 10 mai prochain, peut-être que ces partis vont s'apercevoir qu'après avoir parlé politique pendant plus de vingt ans, ils ont acculé au silence la population ' Quoi qu'il en soit, gageons que le sort de la classe politique en général et de l'opposition en particulier, va se jouer dans les tous prochains jours.
L'éventualité d'une désaffection populaire aux législatives du 10 mai prochain est de nature à avoir des conséquences désastreuses sur la classe politique algérienne. Si un tel scénario venait à se réaliser, la vingtaine de nouveaux partis, qui vient d'étoffer le panorama politique national confirmera alors ce que tout le monde craint : ces nouveaux venus, à quelque exception près, ne sont pas porteurs d'idées, ni à fortiori, de programmes à même de se poser en alternative à l'ancienne classe. Il faut noter que dans leur ensemble, ces partis se sont jetés dans l'arène électorale en faisant l'économie de séances d'entraînement ou d'échauffement, livrant ainsi à leurs compétiteurs aguerris, une bataille qui, aux yeux de beaucoup, est perdue d'avance. Certes un parti politique a pour vocation de chercher les suffrages des citoyens, mais peut-il y parvenir en sacrifiant l'éthique politique et le travail de terrain ' Au lendemain d'octobre 88, la première fournée de partis ayant vu le jour, avait reçu son agrément à peu près au début de l'année 1989, mais elle a dû attendre plus d'une année avant d'affronter l'épreuve des premières joutes jamais organisées sous le régime du multipartisme. L'organisation des élections locales (juin 1990) qui ont vu l'effondrement du FLN, avait été du reste précédée par un travail d'implantation de ces formations politiques à travers l'ensemble du pays. Pour avoir évacué cette dimension de la politique, les formations agréées en 2012, ont été majoritairement perçues dans l'opinion publique, comme des partis prestataires de services au profit de gens de tout acabit ambitionnant de décrocher quelque strapontin à l'APN. Cet agrégat de nouveaux partis, a ajouté à la pollution politique déjà assez marquée. Leurs différents appels à aller voter «pour sauver l'Algérie» ont été donc interprétés comme le signe patent d'un manque flagrant de sérieux. Les partis traditionnels, plus particulièrement d'opposition comme le FFS et le PT sont les premiers à en pâtir. Surtout le parti d'Aït Ahmed qui a cultivé l'image d'une formation politique à principes et ce, sur presque un quart de siècle.
Qu'adviendra-t-il de l'opposition algérienne si les électeurs venaient à bouder massivement les urnes ' Est-ce que la notion de «participation tactique» avancée par le président du doyen des partis d'opposition gardera dans ce cas de figure toute sa pertinence ' Tout porte à croire que l'éventualité d'une abstention massive fut le scénario qui a été le moins envisagé par les états-majors des partis politiques qu'ils soient d'opposition ou du gouvernement.
Au soir du 10 mai prochain, peut-être que ces partis vont s'apercevoir qu'après avoir parlé politique pendant plus de vingt ans, ils ont acculé au silence la population ' Quoi qu'il en soit, gageons que le sort de la classe politique en général et de l'opposition en particulier, va se jouer dans les tous prochains jours.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : LARBI GRAINE
Source : www.lemidi-dz.com