
Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, Kamal Rezzag Bara, le conseiller du président Bouteflika sur les questions juridiques et des droits de l'Homme, a défendu hier le bilan de dix années de mise en application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Par la même occasion, il a réfuté les chiffres sur les victimes de la décennie noire, avancés par certaines parties. Comme lors de ses précédentes interventions, le conseiller du président de la République a assuré que le bilan est positif et l'expérience algérienne est même citée par des pays à travers le monde. Partant, il a été décidé d'inclure les dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale dans le projet de révision constitutionnelle, attendu pour les jours ou les mois à venir. «Dans le projet de révision de la Constitution, il y a deux éléments : constitutionaliser les principes de l'alternance et constitutionaliser la paix et la réconciliation comme étant l'un des fondements à partir duquel le pays pourra prévenir et dépasser les risques éventuels de confrontation», a affirmé Rezzag Bara. Pour ce qui est des chiffres de la «tragédie nationale», les 300 000 à 500 000 avancés principalement par des organisations internationales, ce sont des chiffres «fantaisistes». Le conseiller du président Bouteflika soutient que «les vrais chiffres sont à la disposition de la Commission nationale de mise en ?uvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, présidée par le Premier ministre. Je pense qu'il faut attendre le rapport global de cette commission». Par ailleurs, interpellé sur les déclarations de Madani Mezrag, l'ancien chef de l'aile armée du FIS dissous, ce dernier ayant annoncé la création d'un parti politique, Rezzag Bara a expliqué que telle chose ne peut survenir pour la simple raison que la charte pour la paix et la réconciliation nationale ne le permet pas. Et les dispositions de cette charte ne sont rien d'autre que l'expression de la volonté et des aspirations du peuple algérien. C'est lui qui a voté pour cette charte dans l'espoir de voir la paix revenir dans le pays.Ce sera donc aller à l'encontre de la volonté de ce même peuple qui a longtemps subi les affres du terrorisme.«Cette charte stipule très explicitement que le peuple algérien affirme son droit de se protéger de toute répétition de telle dérive et décide souverainement d'interdire aux responsables de cette instrumentalisation de la religion toute possibilité d'une activité politique, et sous quelque couverture politique que ce soit. Ce n'est pas une décision du président de la République, mais une décision du peuple algérien», a insisté Rezzag Bara. Par ailleurs, ce dernier a refusé de qualifier la période du terrorisme de guerre civile, mais plutôt de «situation de très profonde d'antagonisation entre les Algériens qu'il fallait dépasser par la voie politique». De son côté, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, intervenant à la cérémonie d'installation du nouveau procureur général de la cour d'Alger, Brahim El Hachemi, en remplacement de Belkacem Zeghmati, a avancé un chiffre de plus de 11 000 dossiers traités dans le cadre de la concorde civile et de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Aussi, «outre le traitement des dossiers précités, toutes les situations en suspens ont été régularisées dans le cadre de la réconciliation nationale pour le rétablissement de la paix dans le pays».K. M.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Mokrani
Source : www.latribune-online.com