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La charte de la stabilité de l'école devra être signée le 15 novembre prochain



La charte de la stabilité de l'école devra être signée le 15 novembre prochain
Les syndicats autonomes du secteur de l'éducation ont rendez-vous le 15 novembre prochain avec la ministre de l'Education nationale. L'ordre du jour : la signature de la charte de l'éthique et de la stabilité du secteur. Les syndicats qui adhèrent au principe de la stabilité de l'école et refusent de remettre en cause le droit à la grève n'ont toujours pas tranché en faveur de la démarche de Nouria Benghebrit.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le projet de la charte pour la stabilité de l'école de Benghebrit finira-t-il par aboutir ' La ministre de l'Education nationale qui, depuis son installation, en mai 2014, s'est offusquée des grèves répétitives à longueur d'année, n'a pas tardé à réagir.Face à la grève illimitée des syndicats, enclenchée en février dernier, pour revendiquer, entre autres, l'ouverture du statut particulier des travailleurs, Nouria Benghebrit n'a pas manqué de réagir. Elle demande un engagement écrit en faveur de la stabilité du secteur contre l'ouverture du statut. La ministre de l'Education nationale a tenu sa parole en décidant avec la Fonction publique d'ouvrir le statut des travailleurs pour revoir les «lacunes» contestées par le partenaire social.Les syndicats, par contre, n'ont toujours pas décidé du sort de la charte dont l'avant-projet leur a été remis le 19 octobre dernier. «Nous allons faire nos propositions et nous déciderons une fois la mouture finale prête, nous refusons, cependant, que la charte soit une sorte de pacte qui va lier l'activité syndicale, nous sommes pour le principe d'une charte d'éthique mais nous n'acceptons pas de signer un pacte», a déclaré Meziane Meriane, coordonnateur du Snapest (Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique).Le chargé de communication du Cnapest (Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique), Messaoud Boudiba de son côté, a déclaré que le conseil national du syndicat prévu le 6 et le 7 novembre prochains, va discuter de ce projet et c'est lui qui est habilité à donner son aval pour aller ou non vers cette démarche. «Nous allons attendre l'accord de principe de notre conseil national pour décider si nous allons adhérer à ce projet ou pas», a souligné Boudiba. Le syndicat de l'Unpef (Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation) affirme n'avoir aucun problème avec le projet de Benghebrit.«Nous avons toujours plaidé pour la stabilité du secteur et nous allons signer la charte de l'éthique et de la stabilité, le projet est actuellement en discussions au niveau des bureaux régionaux et du conseil national pour enrichissement, mais ceci ne nous empêchera pas de ne pas faire grève, il ne faut pas confondre entre la charte et l'interdiction de faire grève, un droit que la charte ne pourra pas remettre en cause», a expliqué Messaoud Amraoui, chargé de communication du l'UNPEF.De son côté, le Conseil des lycées d'Algérie (CLA) est catégorique : «Nous refusons de signer cette charte». Pourquoi ' «Cette charte a le même principe que le pacte social déjà signé en 1994 avec l'UGTA et sa signature voudra dire que nous sommes responsables de l'instabilité du secteur, or, la stabilité de l'école était la principale revendication de notre syndicat et je ne vais pas signer pour dire que nous sommes responsables de cette instabilité», a indiqué Idir Achour, président du syndicat.Le rendez-vous est fixé au 15 novembre prochain, entre la tutelle et le partenaire social pour le dernier mot sur ce projet.


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