
L'Algérie a des potentialités pour faire face à la crise et rebondir, pour peu que l'entreprise soit placée au centre de toutes les politiques économiques, a estimé Boualem M'rakech.Le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem M'rakech, a appelé, hier, à la création d'"une structure permanente décisionnelle tripartite" pour suivre la mise en ?uvre des mesures qui seront prises par la tripartite. La CAP, qui a réuni, à l'hôtel El-Aurassi (Alger), son comité élargi aux experts en charge de la participation de l'organisation patronale à la 19e tripartite prévue pour ce dimanche, estime que la création de cette structure est "une urgence". M. M'rakech précise que cette structure ne va pas se substituer aux pouvoirs publics. Composée de différents partenaires sociaux, elle sera chargée de suivre l'application sur le terrain des décisions de la tripartite.Le président de la CAP a laissé entendre que le problème réside dans la mise en ?uvre, sur le terrain, des politiques économiques par le gouvernement. M. M'rakech, qui refuse "de verser dans la sinistrose", estime, cependant, que la situation économique est difficile. "Nous ne disons pas, tout va très bien madame la Marquise", a-t-il lancé. Mais pour lui, l'Algérie a des potentialités pour faire face à la crise et rebondir, pour peu que l'entreprise soit placée au centre de toutes les politiques économiques. Le président insiste sur le climat des affaires qu'il faut améliorer."Il faut arrêter de reporter les problèmes", a indiqué M. M'rakech, soulignant la nécessité de libérer les initiatives, un principe inscrit dans la Constitution. "La CAP avait demandé à ce que les opérateurs économiques puissent saisir la Cour constitutionnelle", a-t-il rappelé. M. M'rakech plaide pour que l'Etat se concentre sur ses missions régaliennes. Le président de la CAP ne remet pas en cause l'action sociale de l'Etat, mais, suggère-t-il, il faut mettre en place un système plus ciblé pour protéger les ménages les plus vulnérables. "Nous réclamons une décentralisation de la décision", a revendiqué M. M'rakech, évoquant l'urgence d'une cohésion nationale. "Sans cohésion nationale, on ne peut rien faire", a averti le président de la CAP, souhaitant à ce que les opérateurs soient consultés lors des examens des textes régissant l'économie. C'est le cas, entre autres, des lois organiques découlant de la nouvelle Constitution. "La nouvelle Constitution est une avancée", a soutenu M. M'rakech, tout en souhaitant que les lois organiques soient élaborées de sorte que "l'administration ne trouve rien à redire". En d'autres termes, le président de la CAP souhaite que les textes découlant de la nouvelle Constitution soient suffisamment clairs et détaillés pour qu'ils ne soient pas sujets à différentes interprétations par l'administration. Pour M. M'rakech, la bureaucratie est à l'origine de la corruption et du favoritisme. Le président de la CAP soutient que l'Algérie réunit toutes les conditions pour réussir. "Nous pouvons rebondir sur notre marché local. Nous pouvons nous projeter à l'international", a-t-il ajouté, saluant l'annonce d'une nouvelle politique économique. "Nous allons nous mobiliser pour cette politique économique", a indiqué M. M'rakech. Pour rappel, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a soutenu, depuis Tizi Ouzou, que des mesures visant une structuration de l'économie nationale, seront débattues à l'occasion de la prochaine tripartite afin d'aller vers une politique de croissance.Il a indiqué que l'un des points à débattre lors de la tripartite est la question du nouveau modèle économique et des mesures devant "nous permettre d'aller vers une politique de croissance qui constitue la seule solution pour nous".M. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabhi Meziane
Source : www.liberte-algerie.com