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« La braise des âmes » passera sur A4 En compétition pour l'Olivier d'or



« La braise des âmes » passera sur A4 En compétition pour l'Olivier d'or
Ce film, qui est conçu en version kabyle, concourra à l'Olivier d'or du Festival du film amazigh qui aura lieu du 23 au 28 mars prochains à Tizi-Ouzou et passera sur A4, a-t-on appris auprès de l'intéressé qui s'est déplacé à notre rédaction. « Nous essayerons de faire participer le film à d'autres festivals comme celui d'Agadir au Maroc ou ailleurs », a-t-il indiqué. « La braise des âmes » est un film qui vient apporter sa touche dans le processus de la sauvegarde de la mémoire algérienne. D'une durée de 72 mn, le film documentaire-fiction raconte un événement qui s'est déroulé à Aït Zellal près de Mekla à Tizi-Ouzou, un certain 28 septembre de l'an 1958, à la naissance de la Ve République française. « Le général Charles de Gaulle a ordonné l'organisation d'un référendum pour « l'Algerie française ». Les villageois de cette localité ont boycotté et empêché le déroulement des élections. Par dépit, les soldats français ont pris les contestataires où l'on compte huit femmes et trois hommes, parmi eux un garçon de 15 ans et un vieillard de 75 ans. Sans jugement ni défense, ces onze personnes ont été mises dans un goubi, arrosées d'essence et brûlées vives », a déclaré Koussaïla Djaouti, réalisateur du film. « J'ai conçu le film pour rendre hommage à 130 martyrs que compte le village d'Aït Zellal en même temps que l'événement douloureux de septembre 1958 où il s'y trouvaient des contestataires qui ont refusé les élections de la honte. Ils voulaient une Algérie algérienne. Et c'est la première fois que le slogan « Ulac Lvot Ulac » est apparu à cette date fatidique au village d'Aït Zellal », a-t-il expliqué. Le réalisateur annonce d'ailleurs que trois messages sont délivrés à travers ce film. Le premier consiste à pousser le gouvernent français à reconnaître les crimes commis contre l'humanité pendant la guerre d'Algerie, le second à donner exemple aux jeunes réalisateurs qui comptent réaliser des films, le troisième à véhiculer le message de ce qui s'est passé en Algérie plus généralement et en Kabylie plus particulièrement. « Avant de réaliser ce film, j'ai fait du porte à porte pour trouver les finances nécessaires. Je dis qu'il est temps que l'Etat algérien aide les réalisateurs qui désirent produire des films surtout ceux en rapport à la révolution », a-t-il indiqué. Pour rappel, le film a été projeté en avant première à Aït Zellal et à la maison de la culture de Tizi-Ouzou. « On a mis cinq mois pour les recherches et enquêtes sur l'histoire, six mois de tournage et un mois complet de montage avec effet. Au total, une année de travail pour finir notre production », a-t-il laissé entendre. Koussaïla Djaouti a suivi des études en littérature française en Algerie et langue littérature civilisation étrangère (LLCE) en France.
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