
Le directeur général de la Bourse d'Alger compte animer un nouveau cycle de conférences.Le recours à un emprunt obligataire d'Etat, annoncé mercredi dernier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, est une alternative financière judicieuse pour contribuer au financement budgétaire face à la baisse des cours du brut et des ressources financières publiques. Cet emprunt obligataire est un produit financier qui doit transiter par la Bourse. Cela tombe bien car Benmouhoub Yazid, directeur général de la Bourse d'Alger compte justement animer un nouveau cycle de conférences pour expliquer le fonctionnement du marché financier algérien et ses perspectives. D'ores et déjà de nombreux économistes comme Abdelhak Lamiri et Chérif Belmihoub ont exprimé leur adhésion à ce mode de financement. La Bourse a aussi d'autres explications à donner au grand public et aux entrepreneurs car les rencontres de sa direction interviennent quelques jours avant que le groupe pharmaceutique algérien Biopharm n'entame les souscriptions à l'offre publique de vente à prix fixe de ses actions qui seront ouvertes pour une période limitée du dimanche 13 au mercredi 23 mars 2016. Les investisseurs intéressés peuvent souscrire auprès de l'un des neuf intermédiaires en opérations de Bourse (IOB) constituant le syndicat de placement dont le chef de file est la Banque extérieure d'Algérie (BEA). En plus de la BEA, ces IOB sont, entre autres, la Badr, la BDL et Société Générale Algérie. La cote officielle de la Bourse des valeurs mobilières comporte un marché de titres de capital et un marché de titres de créance. Le premier marché est composé d'un marché principal destiné aux grandes entreprises. Actuellement, quatre sociétés sont cotées sur le marché principal, à savoir le groupe Saidal activant dans le secteur pharmaceutique, El Aurassi activant dans le secteur du tourisme, Alliance Assurances activant dans le secteur des assurances et NCA-Rouiba activant dans le secteur agro-alimentaire. Le marché PME est réservé aux petites et moyennes entreprises. Créé en 2012 par le règlement du 12 janvier 2012 modifiant et complétant le règlement n°97-03 du 18 novembre 1997 relatif au règlement général de la Bourse des valeurs mobilières, ce marché peut offrir aux PME en démarrage une alternative pour accéder aux capitaux. C'est une excellente occasion de croissance pour les PME, tout en procurant aux investisseurs un marché bien réglementé pour leurs placements. Le marché des titres de créance est composé d'un marché des obligations qui sont des titres de créances émis par les sociétés par actions, les organismes publics et par l'Etat. Il y a aussi le marché réservé aux obligations assimilables émises par le Trésor public algérien. Il a été créé en 2008 et compte actuellement 28 lignes cotées englobant plus de 400 milliards de dinars. Les obligations assimilables du Trésor présentant des maturités de 7, 10 et 15 ans sont négociées par l'entremise des intermédiaires en opérations de Bourse et les compagnies d'assurances ayant le statut de spécialistes en valeurs du Trésor à concurrence de cinq séances par semaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali TIRICHINE
Source : www.lexpressiondz.com