Amar Brahmia, président du conseil d'administration de la Société sportive par actions (SSPA-MCA, le Doyen) a balancé une bombe en dévoilant au grand jour le chiffre de la dette globale que le Doyen traîne comme un boulet.Deux cent quatre (204) milliards de centimes dont la plus grande partie se répartit entre les dettes fiscales et parafiscales. Cette déclaration, en plus d'avoir le mérite d'avoir dévoilé l'étendue de la dette du MCA, met à nu l'incapacité des instances, organes et mécanismes de contrôle placés sous le patronage de la Fédération. Des clubs avec des dettes ahurissantes continuent de participer à des compétitions organisées et contrôlées par la Fédération alors qu'ils n'y ouvrent pas droit. Cela confine à la complaisance, au mieux, et à la complicité, au pire.
A une ou deux rares exceptions, tous les pensionnaires de la Ligue 1 pompeusement affublée championnat professionnel, croulent sous des dettes qui ne seront jamais épongées. La faillite et ensuite la banqueroute sont inévitables pour ces clubs budgétivores abandonnés dans la nature sauvage du football algérien. Et le plus grave dans l'histoire, c'est que des entreprises publiques, présentes dans le capital de certains clubs, ne remplissent pas leurs obligations vis-à-vis de l'Etat en matière de versement des cotisations aux caisses sociales comme la loi les y oblige.
Il y a lieu de s'interroger sur le rôle des organes de la fédération appelés à regarder de près la gestion financière des clubs. Le 14 avril dernier, la fédération a délivré 20 licences à 20 clubs «professionnels». Le MC Alger faisait partie du lot. Quatre mois plus tard, le PCA du MCA a dévoilé la dette colossale de son club à qui les organes chargés d'assurer et de garantir l'intégrité de la compétition ont donné le feu vert pour participer au championnat.
La faillite dans la gestion du football professionnel est à présent avérée. Elle est consommée. Cette situation cadre bien avec une célèbre citation d'éleveurs de cochons qui dit «si on veut laver son cochon on perd son temps et son savon». Il est temps pour la fédération de mettre un terme définitif à un scandale qui n'a que trop duré.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Ouahib
Source : www.elwatan.com