La contrefaçon inquiète de plus en plus les opérateurs économiques. Le phénomène est mondial et les moyens de lutte n?ont pas encore montré leur efficacité. Les produits contrefaits viennent essentiellement de la Chine, par l?intermédiaire d?importateurs qui les vendent beaucoup moins cher.En Algérie l?alerte est donnée et les services de douanes se rapprochent des opérateurs économiques du pays pour la protection de la production nationale des imitations. Ainsi, la direction générale des douanes va rendre obligatoire le contrôle des produits entrant, notamment ceux de la robinetterie largement imités par les contrefacteurs. «Le contrôle systématique de tous les produits de coutellerie, de robinetterie et de boulonnerie sera entamé après l?Aïd», a assuré M. Bouanem, le directeur de la lutte contre la fraude au niveau de la DGD, cité par l?APS. Cette annonce a été faite, hier, en marge de la signature du protocole d?accord entre la DGD et l?entreprise nationale de Boulonnerie-coutellerie-robinetterie (BCR), portant sur le renforcement de la coopération entre les deux parties en matière de lutte contre la contrefaçon et le commerce illicite des produits BCR.L?accord prévoit également la formation de douaniers pour la protection intellectuelle des marques. Une session de formation est prévue après l?Aïd et concernera 60 inspecteurs de douanes de la région Centre, a fait savoir M. Bouanem. Jusque-là la DGD n?avait conclu ce genre d?accord qu?avec les propriétaires des marques étrangères telles que Unilever (cosmétiques), British American Tobacco, Philip Morris international management (tabacs) et la multinationale Nestlé (agroalimentaire).C?est la première fois qu?elle traite ave une entreprise nationale. Aux termes de cet accord signé par Medjebar Bouanem et le PDG de BCR, Louadfel Mohamed El-Hadi, l?administration douanière va assurer la surveillance des points d?entrée selon la procédure «alerte produits contrefaits» afin d?éliminer les produits contrefaits de cette entreprise. Sur ce point, M. Louadfel a souligné, selon les déclarations rapportées par l?APS, que les conventions signées pour lutter contre la contrefaçon ne peuvent aboutir à un «résultat raisonnable» sans un dispositif de normalisation des produits qui rend obligatoire le contrôle, aux frontières, de tout produit présentant des risques sur la sécurité et la santé des consommateurs. «Il est inadmissible que la robinetterie gaz, très dangereuse lorsqu?elle ne répond pas à des normes strictes de sécurité, soit introduite sur le territoire national sans contrôle», a-t-il regretté. La BCR craint de perdre son image de marque qui la distingue sur le marché depuis sa création en 1983. L?entreprise BCR au label connu perd près de 500 millions de dinars, soit 20 à 40% de part du marché par an, suite aux agissements des contrefacteurs. C?est l?équivalent de 100 millions de dinars en termes de bénéfices, selon des chiffres fournis, en 2006, par le premier responsable de cette entreprise publique. La robinetterie, produit de la société le plus imité, représente 50% du chiffre d?affaires de l?entreprise. La BCR possède trois unités, l?unité boulonnerie-visserie avec une production de 8.000 tonnes par an, l?unité de coutellerie et l?unité de fabrication d?éviers de cuisine. Elle possède également 32 agences agréées à l?échelle nationale.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B Mokhtaria
Source : www.lequotidien-oran.com