Quelles conséquences sur l?Algérie ?
Avec un réseau de 37 agences réparties à travers le territoire national, Société Générale est appréciée du public et bien implantée en Algérie. Dans un entretien qu?il nous a accordé, son PDG, Gérald Lacaze, a assuré qu?il n?y aura aucune incidence sur les activités de Société Générale Algérie. Un malheur ne vient jamais seul. Après avoir subi de plein fouet la crise des « subprimes », avec une perte sèche de 2 milliards d?euros, Société Générale de France vient d?être victime de la plus colossale fraude de l?histoire de la finance mondiale. Y a-t-il effet de contagion sur la place d?Alger ? Contacté par nos soins, le président du directoire de Société Générale Algérie, Gérald Lacaze, se voulant rassurant, nous a affirmé hier que « la fraude dont a été victime le groupe Société Générale n?a aucune incidence sur la filiale Société Générale Algérie ». Notre banque se développe en Algérie de manière autonome, et ce qui s?est passé en France ne peut avoir d?incidence sur Société Générale Algérie, en ce sens que cela concerne une activité très spécifique au marché français », nous a-t-il déclaré. En effet, jeudi dernier, en pleine crise boursière mondiale, la banque de l?Hexagone a été contrainte d?annoncer une fraude interne de 4,9 milliards d?euros. Et à moins d?une bouée de sauvetage « providentielle », l?établissement bancaire français risque la banqueroute. Selon les explications de la banque, rapportées par l?AFP, la fraude a été découverte le 19 janvier : un courtier, opérant dans une sous-division de ses activités de marché, a profité de « sa connaissance approfondie des procédures de contrôle », pour dissimuler ses positions qu?il avait prises sur les marchés grâce à un montage élaboré de transactions fictives, a expliqué la banque dans un communiqué. L?employé à l?origine de la fraude, opérant à Paris et dont l?identité n?a pas été révélée, a été démis de ses fonctions. Selon le PDG du groupe, Daniel Bouton, « c?est un homme seul qui a construit une entreprise dissimulée à l?intérieur du groupe en utilisant les instruments de la Société Générale et qui a eu l?intelligence d?échapper à toutes les procédures de contrôle », rapporte l?AFP. Il a précisé que le trader avait agi tout au long de l?année 2007 et qu?une plainte allait être déposée à son encontre. Le directeur général délégué de la Société Générale, Philippe Citerne, a estimé, pour sa part, que c?était « un acte inexplicable (...) de malveillance ». Daniel Bouton a précisé que la fraude « est extrêmement sophistiquée dans les méthodes de dissimulation, même si elle est extrêmement simple dans ses supports ». « L?employé qui a commis cette fraude ainsi que toute la ligne hiérarchique de supervision (...) vont quitter le groupe ainsi qu?un ou deux autres responsables, ce qui concerne quatre à cinq personnes », a indiqué le patron du groupe bancaire. Le gouverneur de la Banque de France et le secrétaire général de l?Autorité des marchés financiers (AMF) ont été « immédiatement informés » de cette fraude et une plainte devant la justice est en cours de dépôt, a-t-il ajouté. La Société Générale a liquidé depuis ces positions pour éviter que le gouffre ne se creuse encore. Mais compte tenu de leur taille et des conditions de marché particulièrement défavorables, cette escroquerie a un impact négatif sur son résultat net. Malgré cette perte colossale, le bénéfice net de la banque qui sera positif en 2007 est estimé entre 600 et 800 millions d?euros. Mais la chute est spectaculaire par rapport au résultat net de 5,2 milliards en 2006. Pour faire face à cette situation, la Société Générale a indiqué qu?elle allait procéder à une augmentation de capital de 5,5 milliards d?euros dans les semaines qui viennent.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Lyes Malki
Source : www.elwatan.com