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La Banque d'Algérie expose le rapport de 2011



La position financière externe nette de l'Algérie est robuste et constitue l'ancrage à la stabilité financière externe tandis qu'en interne, la récession dans le secteur des hydrocarbures depuis 2006 pèse sur l'activité de l'économie nationale et milite en faveur d'une performance de croissance hors hydrocarbures accrue.
«Malgré l'intensification de la crise dans la zone euro, sous l'angle à la fois de la dette souveraine et des risques financiers, et ses effets sur les pays émergents et en développement, l'économie nationale a réalisé des performances financières appréciables en 2011». C'est ainsi que débute la conclusion du rapport de 2011 sur l'évolution économique et monétaire nationale, réalisé par la banque d'Algérie. Le rapport qui a été exposé hier à Alger par les cadres de ladite banque, a relevé aussi «une consolidation de la position financière extérieure nette conjugué à une stabilité monétaire et financière renforcée». Cependant, il a été indiqué que «le rythme de croissance économique a fléchi au cours de l'année sous revue, en contexte de persistance de tensions inflationnistes suite au choc sur les prix intérieurs de début d'année». Selon le même document, ces tensions ont rendu «difficile la conduite de la politique monétaire par la Banque d'Algérie, conformément au nouveau cadre légal portant objectif d'inflation, d'autant que cette même année est le premier exercice en la matière et qui est par ailleurs marqué par une volatilité des cours mondiaux des produits de base». Par ailleurs, la balance des paiements extérieurs courants a enregistré un excédent appréciable en 2011 avec 10% du PIB. L'accumulation des réserves officielles de change par ladite banque est de plus en plus forte. «La position financière extérieure nette de l'Algérie, soit les réserves officielles de change moins la dette extérieure, relativement aux produits intérieurs bruts est estimée à 90,1% en 2011», relève-t-on. Un ratio excédant largement le niveau de celui des pays émergents d'Asie, estime la BA. D'autre part, le rapport indique que cette dernière doit gérer prudemment ces réserves officielles de change tout en mettant en avant la sécurité des investissements et en réalisant des rendement raisonnables, et ce, afin de consolider la stabilité financière externe sur le moyen terme. Dans le rapport, les hydrocarbures étaient aussi soulignés en raison de leur impact sur l'activité de l'économie nationale. La persistance de la récession dans ce secteur depuis 2006, oblige l'économie nationale à s'engager dans d'autres secteurs hors hydrocarbures d'autant plus que «l'année 2011 a enregistré un ralentissement de la croissance économique à 2,4%, en contexte de baisse de l'activité du secteur du bâtiment et travaux publics que l'expansion de la production agricole et la forte hausse des services des administrations publiques n'ont pu compenser». Le rapport indique que l'inflation qui s'était ralentie en 2010, est de nouveau élevée. En même temps que la désinflation des prix à la production industrielle se poursuit, la hausse des prix à la consommation s'accélère. L'inflation annuelle moyenne est estimée à 5,7% par l'indice national des prix à la consommation contre 4,1% en 2010.
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