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La Banque d'Algérie et l'Arpt en prennent pour leur grade



La Banque d'Algérie et l'Arpt en prennent pour leur grade
Bedda Mahdjoub a défendu Bouchouareb et Haddad, tout en critiquant l'opposition. «Eux n'étaient pas là en 2009. Vous si...», a-t-il lancé sans ambages.«Le problème ce n'est pas la loi de finances 2016, mais la Banque d'Algérie et l'Arpt!» C'est le pavé lancé dans la sulfureuse mare, qu'est le paysage politique actuel, par le président de la commission des finances de l'APN. Bedda Mahdjoub tire à boulets rouges. Mais ce député du parti majoritaire a surpris tout son monde en s'attaquant à la Banque d'Algérie et à l'Autorité de régulation des postes et télécommunications. Il estime que «la première est l'institution du blocage et la seconde celle de l'inertie». Pour lui, ce n'est pas la LF 2016 qui est une menace pour le pays, mais nos institutions stratégique, qui ne jouent pas leur rôle.«Il est temps de faire une vraie révolution dans ces secteurs. On doit changer les gens qui les gèrent. Ils n'ont pas pu développer notre économie avec un baril à 120 dollars, ils ne pourront sûrement pas le faire avec un baril à moins de 40 dollars», a t-il estimé. «Il faut réformer ces institutions comme l'Arpt et les personnes qui contribuent au blocage. Il y a des gens qui sont en poste depuis 15 ans. Ils ont travaillé avec une demi- douzaine de ministres mais ils n'ont n'apporté aucun résultat», ajoute-t-il.«En 2013, j'ai organisé une journée parlementaire sur le thème de la 3G, avant même son lancement. C'est un secteur stratégique pour l'économie nationale. À ce jour, je suis étonné de voir toutes les contraintes pour son développement», argumente-t-il d'un air furieux.«De manière générale, les systèmes d'information sont inexistants. Je cite l'exemple de celui de la douane qui date de 2007. A cause de cela on ne peut avoir des chiffres et statistiques exacts, pourtant on en a besoin à tous les niveaux!», poursuit-il avec autant de colère. Bedda Mahdjoub s'insurge également sur le retard dans le lancement du paiement et le commerce électronique. «Pourquoi ce blocage' Il y a un grand décalage dans ce secteur», réplique-t-il non sans en rajouter une couche en ce qui concerne l'institution que dirige Mohamed Laksaci.«Comment peut-on expliquer un tel décalage entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle' Que fait la Banque d'Algérie pour lutter contre le marché noir'», s'interroge-t-il. «Pis encore, en moins d'une année le dinar a perdu près de 40% de sa valeur par rapport à la devise. Et là aussi la Banque d'Algérie n'a trouvé aucune solution. Or, c'est cette perte de valeur qui entraîne une augmentation des prix et saigne les citoyens et non la LF 2016», assure-t-il avant de lancer ses flèches empoisonnées en direction de l'opposition. «Ce qu'ils ont fait à l'APN a des dessous politiciens», affirme-t-il. «Je cite l'exemple de l'article 66. Il n'est pas nouveau! Il figurait déjà dans l'article 62 de la loi de finances complémentaire (LFC) pour 2009.Les gens qui contestent et disent que l'on a «vendu le pays» sont les mêmes qui l'ont voté et adopté en 2009. Et nous avons les enregistrements des votes de la LFC 2009. Cela relève d'une volonté de manipulation», souligne ce parlementaire.«On dit que Ali Haddad (président du FCE) et le ministre Abdessalem Bouchouareb sont à l'origine de cette loi. Pourtant, ni l'un ni l'autre n'étaient en poste en 2009. Par contre, je donne l'exemple de la grande moudjahida, Mme Bitat que je respecte. Elle conteste maintenant cette loi. Mais elle oublie qu'elle a été vice-présidente du Sénat en 2009. Elle a voté pour cette loi qui est passée comme une lettre à la poste», atteste-t-il non sans insister sur le fait que cette loi de finances n'est pas le monstre que l'on présente.«Les ajustements tarifaires ne concerneront que les carburants, l'électricité et la vignette automobile. En plus, ce ne seront pas de fortes augmentations. Mais des arrangements qui étaient nécessaires même avant la crise. Ils vont éviter le gaspillage», garantit-il en s'appuyant sur son expérience d'économiste.«Cette loi de finances va aussi permettre de mieux protéger l'économie du pays à l'avenir, dans un contexte international particulièrement difficile. Elle vient confirmer la stratégie économique d'encouragement de l'investissement et donne des signaux positifs aux investisseurs, mais sans toucher à la règle des 51/49%», conclut-il avec beaucoup d'espoir mais surtout d'assurance...


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