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La BAD s'inquiète des poussées inflationnistes en Afrique



La BAD s'inquiète des poussées inflationnistes en Afrique
L'inflation est sujet d'inquiétude pour la Banque africaine de développement (BAD). Le phénomène a rogné les acquis de croissance économique enregistrée ces dernières années en Afrique, souligne la représentante résidente de la banque en Algérie. Ce sera l'un des principaux thèmes à aborder lors des assemblées annuelles de la BAD, prévues fin mai en Tanzanie.
Les Africains ne doivent pas trop « se réjouir » du taux de croissance de 5 % enregistré sur l'ensemble du continent en 2011, estime Assitan Diarra-Thioune, représentante résidente de la Banque africaine du développement BAD en Algérie. Cette croissance ne profite pas au bien-être des Africains dans la mesure où le continent a enregistré en moyenne, une inflation qui tournait autour de 6 %. L'inflation est l'un des « principaux défis » des économies africaines, a souligné- Diarra-Thioune lors d'une conférence de presse organisée dans les bureaux de la BAD à Alger. Le renforcement des tendances inflationnistes a fait que la croissance du PIB constatée ces dernières années en Afrique n'est pas synonyme d'amélioration des conditions de vie des populations. La conférencière n'a pas voulu spécifier le cas de l'Algérie où le taux d'inflation a atteint prés de 6 %, soit le double du rythme de croissance prévu pour 2012. « La fragilité » des économies africaines tient aussi au fait que la croissance est « tirée par les perspectives de croissance des pays émergents » importateurs des matières premières africaines.
Le Maroc premier emprunteur de la BAD
Les questions liées à l'inflation et à la croissance seront au centre des débats, lors des assemblées annuelles de la BAD du 28 mai au 1 juin prochains à Arusha, en Tanzanie. Ce rendez-vous verra l'identification des grandes lignes de la stratégie de la banque pour les années à venir. Il s'agit surtout de tenter de répondre à la question de savoir ce que deviendra l'Afrique d'ici 2030, a précisé la représentante de la BAD à Alger. Diarra-Thioune a indiqué, par ailleurs, que l'Algérie est le 4ème actionnaire de la BAD (4 % du capital) derrière respectivement, le Nigeria, les Etats-Unis d'Amérique et l'Egypte. Le Maroc est actuellement « le premier emprunteur » de cette institution, avec des financements estimés à 1 milliards de dollars. La Tunisie a bénéficié de financements « importants », a-t-elle ajouté, sans toutefois de donner de chiffres. Quant à l'Algérie, elle a obtenu de la BAD 3.2 milliards de crédits sur la période s'étalant de 1971 au 31 décembre 2011. La BAD a été créée en 1964 et compte aujourd'hui 78 pays membres dont 24 non régionaux. Chacun des membres a droit à un nombre identique de voix de base, auxquelles s'ajouteront un nombre de voix proportionnel aux actions libérés par le pays. Les taux d'intérêt appliqué par la BAD oscillent entre 3 et 4 %, a indiqué Assitan Diarra-Thioune.
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