
La quatrième commission est l'une des plus importantes grandes commissions de 'Assemblée générale de l'ONU, qui célèbre samedi prochain son 70e anniversaire. Elle oeuvre depuis plus d'un demi siècle pour favoriser l'accession à l'autodétermination ou à l'indépendance des peuples des territoires non-autonomes, tels que les Sahraouis et les Palestiniens, toujours sous l'emprise du colonialisme.Suite à l'adoption en décembre 1960 de la résolution 1514, portant Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, la Quatrième Commission, officiellement appelée Commission des Affaires politiques spéciales et de Décolonisation, avait multiplié ses réunions et examiné plusieurs questions liées à la décolonisation sur lesquelles l'Assemblée générale a adopté des résolutions et des décisions.Après l'indépendance de la plupart des colonies et territoires sous tutelle, la Quatrième Commission s'est vue confier en 1990 des questions "politiques spéciales", qui englobe, en plus de la décolonisation, les réfugiés palestiniens et les droits de l'homme, le maintien de la paix, l'action anti-mines, les affaires spatiales, l'information, les rayonnements ionisants et l'Université pour la paix.Comme au sein des six autres instances, les débats de la Quatrième Commission débutent immédiatement à l'issue du débat général de l'Assemblée générale, qui se réunie en mois de septembre de chaque année.Les Etats Membres de l'ONU siègent à cette commission. Ils prennent part aux débats et à la rédaction de résolutions avant que celles-ci ne soient renvoyées à l'Assemblée générale pour approbation.l'Autodétermination des peuples, l'une des prioritéDepuis la création de l'ONU, plus de 80 nations dont les peuples vivaient sous la domination coloniale ont adhéré à l'ONU en tant qu'Etats souverains et indépendants, mais il reste aujourd'hui 17 territoires non autonomes.Les efforts de décolonisation de l'ONU reposent sur les principes de l'"égalité des droits et de l'autodétermination des peuples" énoncés dans la Charte des Nations Unies, dans ses aspects consacrés aux intérêts des peuples dépendants.La Charte prévoit que les Etats Membres qui administrent des territoires n'ayant pas accédé à l'autonomie doivent respecter le principe de la primauté des intérêts des habitants de ces territoires et accepter comme une mission sacrée l'obligation de favoriser leur prospérité.A cette fin, les puissances administrantes doivent non seulement assurer les progrès politique, économique et social de ces populations, ainsi que le développement de leur instruction, mais également entreprendre de les aider à développer leurs institutions démocratiques et leur capacité de s'administrer elles-mêmes.L'adoption en 1960 de la résolution 1514 et la création d'un comité spécial pour sa mise en application, communément connu sous le nom du Comité des 24, ont accéléré la cadence des indépendances. La Déclaration sur la Décolonisation affirme que tous les peuples ont le droit de libre détermination et proclame la nécessité de mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme.L'Assemblée générale avait déclaré en 1990 que la décennie à venir serait la "Décennie internationale de l'élimination du colonialisme", adoptant un plan d'action. Le 8 décembre 2000, à la fin de la première Décennie internationale, elle a annoncé le début d'une deuxième décennie pour la période 2001-2010. En 2011, l'Assemblée générale a proclamé 2011-2020 la troisième Décennie internationale de l'élimination du colonialisme.Blocage persistant sur les questions sahraoui et palestinienneEn dépit des progrès remarquables accomplis dans la lutte contre le colonialisme, il reste aujourd'hui encore 17 territoires non autonomes, où vivent près de deux millions de personnes, dont les Sahraouis et les Palestiniens.Depuis son inscription en 1963 sur la liste des territoires non-autonomes par l'ONU, le Sahara occidental demeure toujours sous l'occupation marocaine qui a débuté juste après le retrait des Espagnoles en 1975.Malgré l'obtention d'un cessez-le-feu entre le Front Polisario et les autorités d'occupation marocaine, selon un calendrier stipulant la tenue d'un référendum d'autodétermination l'année suivante, l'ONU peine toujours à mettre en application les clauses de l'accord, et ce dernier pays africain encore colonisé subit au quotidien de multiples exactions et dépassement des droit de l'Homme.Ce grave déficit en matière de décolonisation, se manifeste également dans l'une des plus anciennes questions de décolonisation, la Palestine, qui a été introduite à l'Assemblée générale de l'ONU dès 1948.En dépit de l'adoption de plusieurs résolutions stipulant une solution à deux Etats, l'un israélien et l'autre palestinien, selon les frontières de 1967, l'ONU reste incapable de concrétiser ses décisions et mettre un terme aux dépassements de l'Etat hébreu, qui multiplie agressions, colonisation des terres palestiniennes et judaïsation des lieux saints musulmans.Selon des observateurs, l'échec des efforts de l'ONU en matière de décolonisation au Sahara occidental et en Palestine et dans beaucoup d'autres cas, est le résultat de l'influence qu'exercent quelques grandes puissances sur cette organisation, c'est pourquoi une réforme de son système de prise de décision est plus qu'urgent aujourd'hui.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz