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L'urgence d'une refonte s'impose



« Une refonte et une évolution de la réglementation bancaire sont un impératif, si l'on s'attelle à la diversification de l'économie nationale », a indiqué Mme Bahloul, directrice de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci). Un des acteurs clés du volet exportation de services et toute transaction commerciale, à savoir l'institution bancaire, a raté le rendez-vous, en étant aux abonnés absents.Ahmed Kessi - Alger (Le Soir) - Un webinaire, portant sur les exportations de services, a eu lieu, hier mercredi, au siège de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci), et est intitulé : mise en évidence et introduction du concept « exportation de services », auprès des opérateurs économiques. D'emblée, il y a lieu de relever l'absence du représentant de l'institution bancaire, qui constitue un acteur prépondérant dès qu'une transaction commerciale est conclue. Ce qui n'a pas été du goût des opérateurs ayant pris part à la visioconférence.
« Cette journée est une suite logique de la réunion d'hier (mardi, ndlr), au ministère du Commerce, et qui a porté sur la stratégie nationale des exportations. On parle essentiellement de 4 secteurs, leviers de diversification de l'économie nationale : pharmacie, pièces détachées automobiles, agroindustrie, agriculture. Les services étant un des volets clé », a indiqué Ouahiba Bahloul, directrice de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci).
« Le rapprochement des start-up des institutions, faciliter la compréhension du volet exportation de services, du cadre juridique qui lui est dédié, et recenser les attentes des opérateurs, notamment les start-up, de ce dispositif réglementaire » sont, entre autres, les objectifs escomptés d'une part, et secouer un tant soit peu l'administration pour l'inciter à se débureaucratiser, d'autre part.
En 2020, l'Algérie a exporté environ 2,4 milliards de dollars hors hydrocarbures, plus de 1 milliard revient au secteur des services. « Ce qui n'est pas négligeable », note l'oratrice. Et d'enchaîner avec optimisme : «Il faut travailler pour que ce secteur soit un levier de diversification de l'économie nationale .»
De telles rencontres sont une opportunité, également, selon elle, pour les différentes administrations, (les impôts, les douanes, la Banque d'Algérie ) pour « d'abord vulgariser le dispositif mis en place pour promouvoir le secteur des services, notamment les avantages qu'octroie ce dispositif, et essayer d'examiner les possibilités d'accroître davantage ce volet important du commerce, qui est générateur de devises pour le pays ». Au sujet de la rétrocession des devises dont se plaignent les opérateurs, une question, dit-elle, soulevée lors de la conférence nationale économique, tenue les 18 et 19 août dernier, elle précise qu'« une refonte et une évolution de la réglementation bancaire sont un impératif, si l'on s'attelle à la diversification de l'économie nationale ». Interrogée quant au climat des affaires, elle affirme qu'« un travail est en cours », pour que ce dernier soit des plus attractifs. À ce titre, certains préalables s'imposent.
On enregistre certains signes positifs, dont la suppression de la règle 49/51 devenue une réalité, facteurs qui militent pour que le climat des affaires soit réellement attractif. Kamal Kheffache, conseiller économique à l'exportation, pour sa part, soutient que « les entreprises algériennes sont condamnées à diversifier les marchés par la prospection ».
Pour réellement atteindre l'objectif de la diversification de l'économie hors hydrocarbures, selon lui, « il y a un travail qui doit se faire au niveau de l'institution ; accompagnement des entreprises par l'octroi d'avantages et un autre travail doit se faire au niveau de l'entreprise en s'entourant de compétences, juridiques et financières notamment ».
Pour cela, conclut l'expert, « il faut lever les contraintes administratives et faire sauter les verrous bureaucratiques, car l'opérateur doit gagner aussi du temps ».
A. K.
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