Alger - Revue de Presse

L'urgence d'un changement radical



L'Algérie a subi avant-hier une humiliation qui restera comme une grande tache noire dans les annales du football algérien. Les Algériens n'en revenaient pas tant les Verts sont passés tout à fait à côté. Abdelhak Benchikha a certes une part de responsabilité, mais il n'est pas le seul à assumer cette débâcle qui se profilait à l'horizon compte tenu de la gestion de notre sport roi. On a, à maintes reprises, soulevé la mauvaise politique de formation, le manque de respect des critères des joueurs mais personne n'a osé réagir, intérêts personnels obligent.

Tout le monde, FAF, LNF, staff technique national et tous ceux qui ont contribué à cette débâcle, ont failli à leur mission. Ils doivent par conséquent partir. A la FAF, personne ne se soucie de l'absence d'une direction technique nationale, seule véritable structure pour le développement du football. Le président Mohamed Raouraoua, entre l' UAF, la CAF et la FIFA, s'est trop investi sur le dossier des binationaux et a délaissé le produit local. En Algérie, personne ne se soucie des jeunes talents qui méritent une meilleure prise en charge. En tous cas, une chose est sûre, ce n'est pas la venue des Tafer, Brahimi et Feghouli qui va changer la situation du football national tant le malaise est profond. Cela pourrait être une alternative, mais pas toute la solution. Les hauts responsables du pays doivent intervenir pour mettre fin à cette dégradation de notre sport roi. Il est inconcevable qu'avec des milliards qui s'évaporent pour être humiliés de la sorte. On s'entête à évoquer la venue d'un grand entraîneur étranger pour, encore une fois, duper les sportifs algériens et gagner du temps pour demeurer toujours en poste. Pour renaître de ses cendres, le football algérien a besoin d'un changement radical et à tous les niveaux, notamment dans la mentalité et d'une prise de conscience des décideurs. Sans un projet de développement, d'une réelle prise en charge des jeunes, du choix des hommes des structures qui gèrent le football national, on n'avancera jamais. Encore plus, compte tenu de la situation qui prévaut actuellement, seule une volonté politique avec l'intervention du président de la République Abdelaziz Bouteflika, s'avère comme l'unique solution pour sortir de cette crise. Aujourd'hui, la réalité du terrain a parlé, et personne n'est censé l'ignorer. Certains joueurs ont prouvé qu'ils n'ont pas le niveau requis pour porter le maillot Vert et Blanc à moins que le critère «pro» ne soit pris en considération pour tromper l'opinion. En somme, la sagesse et l'intérêt du pays doivent l'emporter sur toute autre considération, car avec ce 4 à 0, mais ce sont 40 millions d'Algériens qui ont été humiliés. La porte est donc grandement ouverte, car personne n'a le droit de jouer avec l'intérêt de la Nation.


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