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L'urbanisme pénalisé



L'urbanisme pénalisé
Alger n'en peut plus d'être surpeuplée, le quotidien est là, le prouvant aux citoyens se bousculant sur les trottoirs et dans les marchés, aux arrêts de bus et stations de taxis, dans les rues et sur les boulevards où les automobilistes ont du mal à se faufiler, jusqu'aux autoroutes qui, à la sortie ou à l'entrée de la capitale, connaissent, elles aussi, un flux et un reflux record agrémenté de bouchons... Mais l'encombrement ne se situe pas seulement au niveau de la circulation, il est également administratif et il n'est que voir toujours les files compactes de citoyens devant les guichets des différentes mairies ou de leurs annexes pour s'en convaincre et décrier une telle situation... Obtenir un extrait de naissance équivaut à sacrifier trente à quarante-cinq minutes de son temps quelle que soit la célérité des préposés qui en sont encore, pour beaucoup, à user du stylo et du papier carbone et dont nous dirons qu'ils exécutent, en cela, un véritable travail de force au vu d'une demande de papiers administratifs par trop exagérée pour la confection d'un quelconque dossier. Extraits de naissance, fiches familiales, certificats de résidence, copies légalisées, autant d'exigences bureaucratiques imposées à tout un chacun et qui alourdissent le fonctionnement des services communaux par trop sollicités et pas du tout organisés et équipés pour répondre à une demande sans cesse croissante, outre leur impossibilité budgétaire à procéder à un recrutement et à des aménagements techniques à même de faciliter les recherches et établissement des différents documents leur étant demandés. De fait, depuis l'émergence des premières assemblées populaires communales en février 1967, les éléments d'appréciation ont fortement évolué, surtout en ce qui concerne l'accroissement de la population avec ce que celui-ci a engendré d'exigences citoyennes nouvelles et auxquelles les communes ont pour devoir de faire face. Or, particulièrement dans les grands centres urbains en termes de service des publics de proximité, faute de ne pas avoir su s'adapter en temps voulu et graduellement aux besoins multiples découlant de l'accroissement démographique. Et le propos étant Alger, disons que la capitale, à peu de choses près, continue au niveau de ses différentes communes à être gérée comme il y a une quarantaine d'années... Ceci expliquant cela, disons que les PAC successives n'ont pas eu la vision de l'Alger du nouveau millénaire et de ce que la ville, à leurs niveaux respectifs requerrait, dès lors, d'adaptation organisationnelle et de création en vue de satisfaire des citoyens électeurs et contribuables toujours en plus grand nombre. A elle seule, la capitale a un besoin urgent d'actions et réalisations afin de mettre un terme à cette dégringolade de son urbanisme et de son organisation citadine, risque pour elle, sans cela de se transformer en l'on ne sait trop quoi, mais certainement pas en un milieu urbain digne de ce nom et du XXIe siècle. Et la justification de ces actions et réalisations, s'imposant avec urgence pour donner à Alger un visage digne d'une capitale, se trouve dans ces millions de regards se posant quotidiennement sur ces artères du centre-ville squattées par le marché informel, sur les marchés du commerce de détail repoussants de saleté, sur des escaliers ou trottoirs défoncés provoquant chutes de passants et brisures de leurs membres... S'il ne fallait qu'une preuve pour démontrer l'inadaptation de la forme de gestion actuelle de la capitale, la présente description suffirait pour le moins, tandis que nous aurons à revenir sur d'autres aspects plus criants, impliquant tout autant les élus et gérants de la ville que les citoyens.


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