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L'UNPES menace d'observer une grève de cinq jours Un sit-in est prévu devant le MESRS



L'Union nationale des personnels de l'enseignement supérieur (UNPES), affilée au Snapap, tiendra un sit-in samedi prochain devant le siège du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Ben Aknoun (Alger) pour protester contre leurs conditions de travail.
«Cette action de protestation risque de se radicaliser si la plateforme de revendications n'est pas prise en compte par le ministère du secteur», a indiqué Ben Dahman Chaibi, président de l'UNPES, lors d'un point de presse tenu hier à Alger. Pour ce faire, un préavis de grève a été déposé jeudi 4 avril à qui de droit. «Une grève de cinq jours sera observée à partir du 21 du mois courant», a confirmé M. Chaibi. Les revendications exprimées par ce syndicat ont trait aux «mauvaises conditions de travail et à la précarité des conditions sociales».
Entre autres, sont revendiqués la révision et le reclassement du statut particulier des corps communs, des corps spécifiques et techniques, des travailleurs professionnels ainsi que des agents de prévention et de sécurité et des gardiens, l'intégration et la titularisation des agents contractuels et temporaires sur la base de l'ancienneté et de leur qualification. Le personnel de l'enseignement professionnel demande, également, la suppression de l'article 87 bis de la loi 90-1 relatif au salaire de base, l'instauration de la prime de transport et de panier dans les salaires et l'augmentation de la prime de scolarité à 4000 DA pour les enfants scolarisés.
L'UNPES réclame l'actualisation de la prime de risque et de la généraliser selon l'activité surtout pour certains laborantins universitaires, l'ouverture de la promotion aux grades de technicien supérieur et comptable principal sur la base d'examens professionnels. Par ailleurs, M. Chaibi a déclaré que le l'UNPES exige «la promotion des ingénieurs d'Etat au grade supérieur de deux catégories à la fois, conformément au principe de la revalorisation du diplôme».
Le président de l'UNPES a mis enfin l'accent sur l'importance de «la régularisation des situations administratives et financières des travailleurs, dont les salaires ou les carrières ont été suspendus d'une manière abusive et qui ont des jugements ou des arrêts en leur faveur». Il est à noter que ces revendications ont été adressés à la tutelle le 27 janvier dernier, vainement : «Le ministère du MESRS n'a jusqu'à aujourd'hui pas répondu à leurs doléances socioprofessionnelles», selon l'UNPES.
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