
Dans le cadre de la tenue de son assemblée générale, l'Union générale des commerçants et des artisans algériens (UGCAA) vient d'organiser à Tipasa une réunion d'information et de sensibilisation, concernant le modalités de désignation des délégués à l'assemblée générale de l'UGCAA .A ce titre, le porte-parole de cet organisme, M. Boulenouar Hadj Tahar, a tenu à clarifier la rivalité qui l'oppose à l'actuel président de l'UGCAA : «Le ministère du Travail a tranché dans cette affaire. Quant au ministère de l'Intérieur, il a évoqué des vices de forme dans les éléments du dossier transmis et renvoyé les deux parties dos à dos, en recommandant de réorganiser d'autres élections conformes à la loi.» A cette assemblée, nous avons enregistré la présence d'Ali Bachir, le président du syndicat du marché de gros de Hatatba, de M. Melzi, le vice-président de la Chambre du commerce et dirigeant de l'UGCAA, M. Oukouchih Rédha, le SG de l'UGCA pour la région, ainsi que certains éléments actifs de cette organisation à l'instar de MM. Dahmani Wali et Nedjar Omar. Un panel de journalistes a couvert cette activité au sein de l'hôtel Cesarée-Necib dans une atmosphère conviviale, où des souvenirs furent évoqués par M. Boulanouar et les autres participants. Mais au-delà de ces déclarations organiques, M. Boulanouar attaqua de but en blanc, le marché informel, qui constitue, à ses yeux, «la difficulté fondamentale qui grève et déstabilise l'organisation de la fonction commerciale». Le porte-parole de l'UGCAA divulguera à ce titre que «le marché informel assure 80% de la commercialisation des produits importés, ce qui constitue 51%du PIB, qui en 1990 ne représentait que 17%,en rappelant que ce taux est réduit à 4% chez les pays qui se respectent». M. Oukouchih Rédha, un membre influent de l'UGCAA, révélera que les marchandises ne passent pas par les mandataires et de ce fait, la commercialisation devient invérifiable et cela encourage l'informel. Un autre commerçant proposera de taxer le commerce informel et exiger de lui qu'il paie des taxes et des impôts. Un autre intervenant évoquera le diktat de certains gros bonnets qui louent tout le marché et citera des exemples poignants : «Une fillette qui vendait du pain et des galettes a été taxée et obligée de verser chaque jour 200 DA, malgré ses pleurs.» «Nous allons mettre fin à ces dépassements», dira M. Boulanouar. Abordant le problème du contrôle de l'activité des chambres froides, M. Boulanouar dira qu'«il faut obliger les détenteurs de chambres froides de faire transiter leurs marchandises par les marchés de gros», ajoutant que le manque de marchés de proximité est un handicap majeur pour la commercialisation. «Où sont les 1 000 marchés de proximité promis par le gouvernement, ainsi que les 30 marchés de gros et les 800 marchés de détail '» L'orateur ajoutera que le problème des produits périmés devient alarmant : «Outre les délais accordés par les dates de péremption, il convient de préciser que ce sont les situations idéales de stockage et de respect de la chaine de conservation alimentaire qui doivent être strictement observées. Il y a d'immenses marchés de gros à Alger qui ne disposent pas de frigos. Où est le contrôle qui doit s'opèrer par les ministères de la santé, de l'agriculture et du commerce '»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed El Ouahed
Source : www.lnr-dz.com