
Des agents de la Direction du commerce et des prix (DCP) de la wilaya d'Alger ont investi, depuis une semaine, le terrain pour faire appliquer le décret 877 promulgué le 16 mai 2005 relatif au retrait des marchandises exposées par les commerçants à même les trottoirs. Cette décision, qui a pour objectif d'organiser le commerce national, s'est heurtée au refus de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) qui conditionne l'application de cette décision par l'éradication du commerce informel. Lors d'une conférence de presse organisée hier au siège de l'UGCAA à Alger, le porte-parole de l'organisation, Hadj Tahar Boulenouar, a fait part de l'inquiétude des commerçants face aux conséquences que va engendrer cette mesure pour leurs commerces. « Il est inconcevable de demander aux commerçants ayant un registre du commerce de retirer les produits exposés devant leurs magasins alors que les marchands de l'informel occupent les rues et les devantures des commerces réglementés », objecte Boulenouar. De son côté, le délégué des commerçants de la commune de Birtouta (Alger) a rejeté cette décision « contraignante ». « Ces derniers jours, nous recevons les agents de la DCP qui nous obligent à faire rentrer nos marchandises sous la menace de fermeture ou de contravention, mais les marchands informels qui squattent la chaussée ne sont pas inquiétés », fulmine le délégué. Pour Boulenouar, l'anarchie que connaît le commerce à l'échelle nationale est à imputer aux autorités locales qui, selon lui, ne font rien pour dégager des espaces afin de créer des marchés de proximité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Benkeddada
Source : www.horizons-dz.com