
Le déficit en marchés de proximité a fait, hier, l'objet d'une conférence de presse de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), au niveau de son siège à Belouizdad. Le porte-parole de l'Union, Hadj-Tahar Boulenouar, a signalé l'absence de marchés de proximité, notamment au niveau des nouveaux quartiers de la capitale. « Les habitants n'ont pas où s'approvisionner. Ils sont obligés de parcourir des kilomètres pour faire leurs courses. Quand un point de vente, même informel, s'installe, ils se rabattent sur lui. Ce qui encourage l'émergence d'autres points de vente informels », soutient-il. Les marchés de proximité existent en grand nombre, selon lui, mais restent inexploités. 500 marchés de proximité sont fermés sur le territoire national et 1.500 locaux commerciaux sont fermés à Alger. Il cite comme exemple, le marché d'El Harrach qui n'est exploité qu'à 20%. « 70% des locaux sont loués par des commerçants de Semmar mais ils ne sont pas opérationnels. L'APC ne fait rien pour les obliger à y travailler. Pourtant, la loi stipule que si au bout de trois mois, le commerçant n'occupe pas son local, son contrat de location est résilié. Or, cela fait trois ans que ces commerçants ont récupéré les clés de leurs locaux, sans suite », indique le président des commerçants de ce marché, Saâd. Ce dernier a lancé un appel au wali d'Alger afin d'intervenir pour que ce marché soit géré par la wilaya et non par l'APC qui, selon lui, « bloque sciemment la bonne marche de ce marché ». Le porte-parole de l'UGCA a signalé, quant à lui, l'utilisation des locaux vides comme lieux de stockage, la nuit, par les commerçants de Semmar. « A El Harrach, ces commerçants paient 15.000 DA le mois alors qu'au Semmar, ils déboursent 200.000 DA. Pour quelle raison préfèrent-ils travailler à Semmar plutôt qu'à El Harrach où tout est réglementé ' « C'est parce qu'à Semmar, il n'y a pas de contrôle et ils peuvent écouler n'importe quelle marchandise et augmenter les prix à leur guise, car ce sont les consommateurs qui paient les 200.000 DA le loyer ! », dit-il. A propos des prix, Boulenouar écarte l'éventualité d'une hausse des prix pe,ndant le ramadan. Sauf peut-être le premier jour. Il impute cette situation aux consommateurs qui se ruent d'une façon effrénée sur le marché, au début du mois sacré. Revenant aux marchés de proximité, il lance un appel aux pouvoirs publics pour se pencher sur cette question qui, d'après lui, contribuera à créer de l'emploi et lutter contre l'informel. Sur ce sujet, Saâd soutient que le marché d'El Harrach pourrait générer 5 milliards de dinars à l'APC et créer 1.500 emplois. Les représentants des commerçants de l'Office de Riad El Feth et celui du marché couvert de Belouizdad sollicitent, quant à eux, les pouvoirs publics afin de mettre fin aux difficultés auxquelles ils sont confrontés, notamment le déficit en gestion pour le premier et l'absence d'équipements pour le second.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com