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L'UGCAA appelle à la formation ciblée plutôt qu'à l'importation



L'UGCAA appelle à la formation ciblée plutôt qu'à l'importation
L'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) est contre l'importation de main-d'?uvre agricole, comme annoncé, jeudi dernier, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural. Lors d'une conférence de presse animée hier à Alger, le porte-parole de l'UGCAA, Hadj-Tahar Boulenouar, propose la formation des jeunes dans les métiers agricoles au lieu de faire appel à une main-d'?uvre étrangère qui sera chère vu qu'elle sera payée en devises. « Certes, les agriculteurs se plaignent du manque de main-d'?uvre, mais est-ce une raison pour en importer ' Au moment où on parle de la réduction de l'importation de produits après la chute des prix du pétrole, on pense à importer de la main-d'?uvre », regrette-t-il. Dans ce contexte, le président de la commission nationale des représentants des marchés de gros des fruits et légumes, Mohamed Medjbar, rappelle, quant à lui, que l'Algérie recense plus de un million de chômeurs qu'il faudrait orienter vers les métiers dont l'économie nationale a besoin. « Il y a 40.000 étrangers employés en Algérie et rémunérés en devises », fait-il remarquer. Au sujet de la hausse des prix des fruits et légumes, Medjbar estime que la marge bénéficiaire fixée librement par le marché de détail y est pour beaucoup. « On évoque le marché libre. Mais est-ce une raison pour permettre aux commerçants de fixer les prix à leur convenance ' Le ministère du Commerce doit revoir la notion de la marge bénéficiaire brute pour le détail et fixer un seuil à ne pas dépasser. Il est inadmissible qu'un produit cédé à 30 DA sur le marché de gros soit revendu à 100 DA dans le commerce de détail », observe-t-il. Pour lui, la marge bénéficiaire ne doit pas dépasser les 30%. « Dans le monde, la marge bénéficiaire des commerçants de détail ne doit pas dépasser les 30% et la commission sur les ventes des commerçants de gros est fixée à 10% », fait-il savoir. Medjbar a fait aussi référence au marché informel qui aspire une partie des récoltes agricoles, ce qui conduit à une réduction de l'offre sur le marché de gros, et par conséquence à la hausse des prix. « Une partie des légumes et fruits stockés est écoulée au marché noir. La responsabilité incombe aux gestionnaires des chambres froides », accuse Boulenouar.


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