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L'UE veut s'inspirer de l'expérience algérienne



L'UE veut s'inspirer de l'expérience algérienne
Selon le coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, l'Europe doit "fructifier" ses rapports avec les pays nord-africains, notamment l'Algérie.L'Union européenne (UE) va devoir compter sur l'aide de l'Algérie et d'autres pays nord-africains pour combattre le terrorisme et démanteler les cellules de recrutement des jeunes dans les rangs de la nébuleuse terroriste Daech.En effet, notre pays sera sollicité pour faire partie d'une cellule de coordination de lutte contre le terrorisme à Bruxelles, une idée qui a émergé dans l'urgence, avec notamment la montée en puissance des groupes de djihadistes et le recrutement des jeunes, via des cellules basées dans l'espace de l'UE. Inspirée d'une structure installée à l'Elysée au lendemain des attentats des 7 et 9 janvier 2015, cette cellule sera composée de tous les représentants des pays membres de l'UE ainsi que d'experts de la lutte antiterroriste. Selon des rapports établis par l'UE, il y aurait plus de 17 000 nouvelles recrues, dont plus de 3 000 originaires du Vieux Continent.Un chiffre qui pourrait être revu à la hausse avec la multiplication des attentats sur le sol européen et des modes opératoires que les sentinelles n'arrivent toujours pas à canaliser. Selon le coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, cette instance se veut une étape décisive pour que les pays concernés orientent leurs politiques préventives vers une jeunesse de plus en plus réceptive aux appels des chefs terroristes en Europe. Cette cellule aura la tâche de coordonner avec les pays nord-africains et ayant une longue expérience dans la lutte contre la radicalisation de la jeunesse. Dans un récent entretien accordé à la presse française, Emmanuel Dupuy, président de l'Institut prospective et sécurité en Europe (Ipse), et néanmoins spécialiste des questions de sécurité européenne et des relations internationales, a estimé que "la lutte cinétique ne saurait suffire dans le contre-terrorisme, d'où l'importance de la lutte aussi sur un plan virtuel, c'est-à-dire contre le djihadiste satellitaire autant que dans l'espace cybernétique qui implique une plus grande coopération entre services de renseignements humains autant que ceux nouvellement créés dans le domaine du renseignement électronique". Cela voudrait dire que cette nouvelle cellule doit s'engager sur le plan humain pour tenter d'identifier les éléments audiovisuels, les codes linguistiques, la langue et les signaux qu'utilisent les organisations dominantes pour gagner la sympathie des jeunes populations sur les réseaux sociaux. Aussi, Gilles de Kerchove avait affirmé que l'UE doit fructifier ses rapports avec les pays nord-africains, notamment l'Algérie, pour identifier tous les mécanismes qu'il faudra instaurer pour juguler la radicalisation et le recrutement des jeunes dans son espace.Outre la coopération sécuritaire ratifiée à travers des conventions et des protocoles d'accord, l'UE voudrait, à travers cette nouvelle structure, bénéficier de l'apport des services de renseignements des pays du Maghreb et africains, d'autant que ces derniers activent, depuis le mois de mai dernier, dans le cadre du mécanisme de coopération de la police africaine (Afripol), dont le siège est basé à Alger.Pour l'UE, cette instance va également devoir dépasser la coopération classique en invitant ces partenaires nord-africains à y siéger pour apporter leur expérience. C'est la première fois que l'UE s'inquiète autant pour sa jeunesse, visiblement sensible aux idées de l'extrémisme islamiste et des groupes armés de tous bords.FARID BELGACEM
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