La mission d'observation électorale de l'UE concernant les dernières élections législatives a consacré une bonne partie de son rapport à « l'amélioration » de l'environnement médiatique. Pour le reste, l'observateur en chef de la mission a considéré que les législatives se sont déroulé généralement dans de « bons » conditions, tout en relevant une listes d'imperfections.
La mission d'observation électorale de l'Union européenne a rendu public, dimanche à Alger, son rapport final sur les élections législatives algériennes, tenues le 10 mai. Au cours d'une conférence de presse, l'observateur en chef de la mission, José Ignacio Salafranca, a recommandé aux autorités algériennes de mettre en 'uvre « au plus tôt » la nouvelle loi sur l'information afin d'assurer le développement d'un environnement médiatique « pluraliste et libre ». Il est question en priorité d' « ouvrir le champ audiovisuel » et « d'annuler le monopole de l'Etat sur la publicité », a souligné M. Salafranca.
Le rapport de la mission d'observation électoral de l'UE a consacrée plusieurs recommandations à l'environnement médiatique algérien. Il a, en ce sens, recommander d'« amender » certaines dispositions de la loi sur l'information, « afin de ne pas imposer aux médias des limitations disproportionnées ». Il s'agit notamment du volet relatif aux amendes pour les délits de la presse et les obligations relatives aux contenues des publications.
Les autorités algériennes, ajoute le même rapport, « devraient considérer l'adoption rapide d'un organisme de règlementation des médias impartial, indépendant et compétent, en charge de la juridiction ordinaire et de la compagne électorale ». Il suggère dans le même contexte de mettre en place un mécanisme « transparent et rapide » de supervision des medias et d'adjudication des plaintes et autres violations. Cela dans l'objectif « d'assurer un véritable pluralisme et l'équité des opportunités entre les différentes orientations politiques ».
« C'est la faute au système électoral si le FLN a gagné »
La mission de l'UE a particulièrement demandé aux médias publics « d'adopter des formats qui permettent aux journalistes de questionner librement ». Enfin, il suggère aux opérateurs de la presse algérienne de souscrire à un code déontologie définissant les obligations professionnelles auxquelles les médias adhéreraient librement.
Pour ce qui de la tenue du scrutin, les conclusions de la mission d'observation n'ont pas apporté de surprises. Les dernières législatives se sont déroulées dans une atmosphère « généralement calme et ordonnée », a déclaré M. Slafranca. Il a toutefois énuméré une série d'insuffisances, traitant surtout du défaut de publication des listes électorales et des résultats détaillés des élections.
L'observateur en chef, également député européen, a défendu que la mission d'observation électoral n'as pas usé de complaisance avec l'Etat algérien dans l'élaboration de son rapport. « Ce n'est pas de notre faute si le FLN a gagné les élections. C'est la faute au système électoral », a-t-il dit. Le FLN avec 17 % des voix a obtenu 208 sièges alors que les partis les moins bien dotés en sièges, avec 53 % des voix, n'ont obtenu que 58 sièges, a-t-il rappelé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farouk Djouadi
Source : www.maghrebemergent.info