Le prénom Baya est très courant. On le retrouve principalement en Algérie, il est connu au Maroc, mais il est moins employé. Parfois, on le rapproche d'un autre prénom, Bahia, mais en fait il en est distinct. On donne aussi une origine arabe au prénom, mais tout montre qu'il est d'origine berbère.
On le retrouve, en dehors des zones traditionnelles où il est d'un emploie courant (en fait toute l'Algérie), chez les Touareg, sous diverses formes : Beiya, Baiya, Tabeyat, Baya, avec une forme masculine, Biya. Les Berbères du Maroc central emploient Tabbayt et Bbiya. La signification de ce prénom est peut-être à rapprocher du verbe berbère ebbi, bbey, 'couper, trancher, par extension décider'. Baya a été porté par des artistes divers. Le plus célèbre d'entre eux est certainement l'artiste peintre Baya, connue pour ses peintures naïves. Baya n'est, en fait que son pseudonyme, son nom véritable est Fatma Hadad. Elle est née à Alger, en 1931 et, devenue orpheline à l'âge de cinq ans, elle a été recueillie par une famille française qui lui a confié des tâches ménagères.
Dès l'enfance, elle a fait preuve d'une imagination débordante qu'elle allait exprimer à travers le dessin, puis la peinture. Son monde était peuplé de plantes multicolores et d'animaux fabuleux, qu'elle campait dans des univers de rêve. Elle s'est mise aussi à modeler, dans l'argile, des éléments de son monde merveilleux. Le sculpteur Jean Peyrissac l'a présentée à Aimé Maeght, de passage à Alger et, en 1948 'elle avait dix-sept ans- elle a réalisé des terres cuites à Vallauris : ses 'uvres ont impressionné des peintres, dont Picasso. Ses amis l'ont présentée aux surréalistes et André Breton, le fondateur du mouvement, fera son éloge. Elle s'est mariée en 1953 et a décidé de mener une vie de femme au foyer, oubliant la peinture. Mais à la mort de son époux, elle est revenue à sa passion. Le Musée national des Beaux arts d'Alger lui a consacré une rétrospective en 1963. En 1964, elle a participé à une exposition des peintres algériens au Musée des arts décoratifs de Paris. Elle a exposé aussi dans de nombreuses villes algériennes et étrangères (Marseille, Rabat, Tunis, Cuba, Japon). Elle meurt, à la suite d'une longue maladie, en 1998.
M.A. H
(prénoms à expliquer à :
mahaddadou@hotmail.com)
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohand Akli HADDADOU
Source : www.liberte-algerie.com