Une quinzaine de partis d'opposition ont tenu, jeudi, à Alger, au siège du parti Talaie El Hourriyet, le parti de Ali Benflis, une réunion de concertation dans le contexte des rassemblements et marches populaires qui se déroulent dans plusieurs villes du pays depuis le vendredi 22 février pour protester contre la candidature du Président sortant pour un nouveau mandat.Ils ont associé à leur rencontre, qui a duré cinq heures, des représentants de syndicats autonomes de travailleurs et certaines personnalités nationales plus ou moins connues. Selon l'APS, cette rencontre a été marquée par des différends et des échanges d'accusations entre des militants politiques et des représentants de certains partis politiques, et par le retrait de personnalités pour la même raison. Les désaccords sont provoqués, en fait, par l'impasse dans laquelle se trouve l'opposition dont les dirigeants constatent qu'ils sont rejetés, tout autant que le pouvoir, par le mouvement populaire. En les huant et en les sifflant, dès leur apparition, les manifestants leur ont signifié qu'ils étaient indésirables parmi eux. L'opposition constate qu'elle ne constitue pas l'alternative. Elle est discréditée auprès des milliers de citoyens qui sortent pour les marches et les rassemblements. Cette opposition est rejetée parce qu'elle est assimilée, elle-même au système, sa propre survie étant liée au système, aux yeux des manifestants. Cette impression est renforcée par le fait que les partis d'opposition ont adopté eux aussi le mot d'ordre de vigilance. En effet, ils ont mis en garde, contre «les appels malveillants émanant de l'extérieur du pays», soulignant l'impératif d'«accompagner le mouvement populaire pacifique portant les valeurs authentiques du peuple algérien et reflétant, également, ses profondes aspirations à la liberté pour réaliser ses objectifs visant le parachèvement du processus de l'indépendance et l'ancrage des valeurs novembristes». Ils ont tenté de dégager une perspective en appelant à «entrer dans une phase permettant la préparation d'un climat et d'un cadre légal devant réunir les conditions nécessaires pour ancrer la liberté du peuple à choisir», rejetant «toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Algérie». Ils ont plaidé pour «l'adoption de solutions algériennes en vue de satisfaire les revendications populaires». Cette réunion est intervenue à la veille du grand rassemblement pacifique tenu à Alger par des milliers de citoyens qui ont fait monter d'un cran la protestation contre la candidature du Président sortant pour un nouveau mandat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L A
Source : www.lnr-dz.com