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L'opération se heurte à l'absence de volonté



C'est les vacances scolaires depuis le 19 décembre dernier. Cependant, dans le cadre de la remédiation pédagogique, les élèves des classes d'examens nationaux n'ont droit qu'à une semaine de vacances et devraient donc poursuivre les cours jusqu'à jeudi 26 décembre. Or, la procédure n'a pas été répétée par de nombreux établissements. Au primaire, ce sont les enseignants qui ont refusé d'assurer ces cours, pendant qu'au moyen et au secondaire, ce sont plutôt les élèves qui refusent d'assister aux cours.Salima Akkouche ? Alger (Le Soir) ? Le 20 décembre dernier, le ministère de l'Education nationale avait adressé une nouvelle instruction aux directeurs de l'éducation, leur demandant de veiller à ce que les établissements scolaires restent ouverts pendant la première semaine des vacances, dans le cadre de l'organisation de la remédiation pédagogique au profit des élèves des classes d'examens. Le ministère de l'Education nationale a instruit les directeurs des établissements de veiller à la réussite de cette procédure en raison de «son impact positif sur le rendement scolaire et l'amélioration des résultats scolaires». Or, durant cette semaine, pratiquement aucun établissement primaire n'a assuré ces cours pour les élèves de cinquième année. Les enseignants ont simplement décidé de boycotter ces cours pour s'insurger contre la décision du ministère de l'Education de pratiquer des ponctions sur salaire, suite à leur mouvement de grève. De plus, pour le cycle primaire, ces cours ne sont pas rémunérés. Même si, pour cette année, le ministère de l'Education a annoncé avoir saisi les collectivités locales pour consacrer un budget pour les enseignants qui assureront les cours de remédiation. Cependant, assurent les syndicats du secteur, «rien n'oblige les collectivités locales à rémunérer les enseignants, même si les établissements primaires dépendent d'elles». Au niveau des cycles moyen et secondaire, ce sont les élèves qui refusent de sacrifier leurs vacances pour poursuivre ces cours. Ainsi, les enseignants, quand ils se retrouvent avec une minorité des élèves, préfèrent, à leur tour, prendre leurs quinze jours de vacances. Même si le ministère de l'Education nationale assure le paiement de ces cours pour les deux cycles, les enseignants qualifient cette prime de «dérisoire». D'autant que la procédure de remédiation pédagogique reste un choix et non une obligation. «La procédure concerne les élèves souhaitant améliorer leurs résultats scolaires», souligne le ministère de l'Education.
S. A.
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