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L'Opep vers le statu quo, le prix du brut algérien en recul



L'Opep vers le statu quo, le prix du brut algérien en recul
Alors que les ministres de l'Opep s'apprêtent à reconduire ce vendredi les quotas de production, les chiffres de l'organisation confirment que le Sahara Blend, brut de référence algérien, a encore perdu plus de cinq dollars en avril.
Les ministres des pays de l'Opep, organisation des pays exportateurs de pétrole, en réunion aujourd'hui à Vienne, siège de l'organisation, devraient maintenir le statu quo en matière de plafond de production. L'Iran qui estime que les prix étaient trop bas a prôné une baisse de la production. Une option qui s'est heurtée à la tendance générale menée par les principaux producteurs dont l'Arabie Saoudite, le Koweït et le Venezuela. Le ministre du pétrole vénézuélien, Rafael Ramirez, avait annoncé la couleur, la veille, en déclarant que tout le monde était d'accord « pour maintenir le plafond de production à 30 millions de barils par jour, bien qu'il ait des pays qui soient en surproduction". Tout indique que l'Opep, qui assuré près de 35% de la production mondiale de pétrole le confirmera. Les affirmations de l'Iran sur l'existence d'une surproduction sont implicitement confirmées par l'Agence internationale de l'énergie qui a indiqué que la production réelle des pays de l'Opep dépassait les quotas officielle et se situait à 30,7 millions de barils-jour.
Recul de la production et des prix
Pour l'Algérie, les quantités extraites en avril ont baissé pour s'établir à 1,195 million de barils/ jour contre 1,203 million bj en mars. Les prix du Sahara Blend, le brut de référence algérien ont également poursuivi la tendance au repli, perdant plus de 5 dollars en avril. Le prix se sont établis au cours du mois d'avril dans une moyenne de à 102,97 dollars le baril contre 108,87 dollars en mars. Le Sahara Blend avait reculé de 8 dollars en un mois au cours du mois de mars où il s'est établi à 108,87 dollars le baril contre 116,99 dollars en février. La baisse a été expliquée par un arrêt pour maintenance de plusieurs raffineries en Europe.
L'optimisme saoudien... et le marché
Comme il est de règle au sein de l'Opep où l'Arabie Saoudite a un poids prépondérant, c'est Ryad qui décide de la tendance. Les saoudiens ont une vision très optimiste de l'état du marché et ont donc exclut tout changement dans les quotas. Pour Ali al-Nouaïmi, l'état du marché pétrolier est bon et les prix sont conformes au « niveau souhaitable pour les pays producteurs et consommateurs comme pour le secteur pétrolier". Pour la plupart des pays de l'Opep, le maintien des cours pétroliers au-dessus de la barre des 100 dollars était l'objectif consensuel. Un objectif qui risque d'être contrarié par un contexte économique qui se traduit actuellement par un ralentissement de la consommation. L'OCDE et le FMI ont évoqué un possible ralentissement de la consommation du pétrole alors que les stocks de brut américains sont très élevés. Ils ont même atteint un niveau record depuis 1931, selon le département américain de l'Energie(DoE), soit 397,6 millions de barils. Mercredi, l''Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance économique mondiale à 3,1% en 2013 contre 3,4% auparavant. Un autre sujet clivant au sein de l'Opep porte sur la désignation du prochain secrétaire général, qui succèdera au Libyen Abdallah El-Badri, en fonction depuis 2007. Trois pays, Irak, l'Iran et l'Arabie saoudite étaient en concurrence pour le poste en 2012 et Al Badri a été reconduit pour un an faute de consensus. Qui n'est toujours pas au rendez-vous.
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