Alger - A la une

L'OPEP pour une équité durable



La 10ème réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l'accord de réduction de la production pétrolière des pays de l'OPEP et non-OPEP qui s'est tenu dimanche à Alger, a démontré la solidité des exportateurs de pétrole, qui n'ont nul envie de rééditer les erreurs ayant conduit en ordre dispersé à inonder le marché, au point où les prix ont chuté à des niveaux suicidaires, pour les économies des fournisseurs, et les investissements pétroliers.La récession qu'ont connu les pays exportateurs, entre 2014 et 2016, a laissé des stigmates, encore visibles aujourd'hui. C'est dans ce sens, qu'il faut comprendre le résumé de la situation du marché pétrolier qu'a dit le ministre de l'Énergie dans son allocution à l'adresse de l'opinion internationale, qui avait les yeux rivés sur la conférence d'Alger. M. Guitouni expliquera : «Il est de l'intérêt des producteurs, de l'industrie pétrolière, et des consommateurs de capitaliser leurs efforts positifs, et d'assurer une transition souple afin de ne pas déstabiliser le retour en cours à l'équilibre du marché».
L'activité économique mondiale a connu en cette période du bradage de la matière énergétique la plus indispensable, de fortes perturbations au niveau de la demande, et de graves baisses de revenus pour les pays producteur, ce qui induit à une déclaration de coopération, conclu en décembre 2016, entre les pays de l'Opep et les pays non-membres de cette organisation, afin de retrouver les conditions d'un marché plus équitable, et plus stable passant inévitablement par une réduction de la production, selon les recommandations de la réunion tenue en septembre 2016 à Alger, que les chroniqueurs avaient qualifiés d'historique.
L'Opep a ainsi décidé d'une réduction de sa production de pétrole d'environ 1,2 mbj à compter du 1er janvier 2017, rejointe par la suite par 11 pays non membres ayant accepté de réduire leur offre de 600.000 baril/jour. Une année après, l'Organisation et ses partenaires décidèrent de prolonger jusqu'à fin 2018 leur plafonnement de la production au profit du prix du baril. C'est ainsi que les revenus des pays producteurs de pétrole ont enregistré des évolutions notables durant l'année 2017, et surtout durant l'année 2018 où les prix de cession du baril à grimpé à des niveaux jugés convenables par les pays exportateurs qui gardent le souci de préserver les investissements pour financer de nouveaux forages.
L'Algérie, selon M. Guitouni, a vu le nombre de ses forages reculer de 40% depuis 2014, alors que le nombre de découverte de nouveaux gisements a été divisé par deux, par rapport à la période 2010/2013. Les anciens puits étant moins performants, et plus couteux à l'exploitation, Sonatrach a décidé de mieux diversifier ses activités, y compris à l'international, pour augmenter ses propres réserves en hydrocarbures, et pourvoir aux besoins toujours en évolution du marché locale en énergie.
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