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L'ONU salue l'expérience algérienne Lutte antiterroriste en Afrique



L'ONU salue l'expérience algérienne Lutte antiterroriste en Afrique
L'expérience algérienne a été, lundi, au centre d'un débat au Conseil de sécurité, dans le cadre d'une rencontre internationale sur les enjeux de la lutte antiterroriste sur le continent noir. Rencontre chapeautée par le SG de l'organisation mondiale, Ban Ki-moon, au cours de laquelle le représentant algérien a mis l'accent sur le rôle pionnier joué par notre pays dans la mise en 'uvre par l'Union africaine (UA), du cadre juridique et institutionnel de la lutte contre le terrorisme en Afrique. Signe de l'engagement effectif des pays du continent noir en faveur d'une politique régionale plus ou moins unifiée. Le diplomate algérien a, ainsi, rappelé l'adoption en 2002, à Alger, d'un plan d'action lors de la réunion intergouvernementale de haut niveau de l'UA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme. Une stratégie commune qui a débouché, deux années plus tard, sur la création du Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), dont le siège est à Alger. Sur la scène internationale, l'Algérie a été, selon son délégué, parmi les premiers pays à plaider ouvertement, tant au sein de l'UA qu'aux Nations unies pour le tarissement des sources de financement des groupes terroristes, mettant en garde contre les menaces des prises d'otage et du paiement de rançons. Pour preuve, son plein engagement dans le cadre de la coopération régionale pour lutter contre les activités terroristes et de déstabilisation menées dans la région du Sahel. Aux yeux du responsable algérien, le cadre de coopération mis en place par les pays concernés constituait une étape importante, matérialisée par la signature à Alger d'un mémorandum contre le paiement de rançons et le déni de leur bénéfice aux groupes terroristes preneurs d'otages. Un accord qui a été salué par le Conseil de sécurité. Celui-ci a réaffirmé sa condamnation des enlèvements et prises d'otages ayant pour but de lever des fonds, par les rançons, ou d'obtenir des concessions politiques, non sans souligner « l'urgence » de s'attaquer au phénomène, notamment dans la région du Sahel. Partie prenante dans cette politique, les Etats-Unis, qui ont fortement soutenu le mémorandum d'Alger, ont appelé, par la voix leur représentante à l'ONU, Susan Rice, à « mettre fin au paiement des rançons exigées par les groupes terroristes contre la libération des otages ». Mme Rice a indiqué que « les terroristes en Afrique continuaient de financer leurs activités grâce à des activités illicites et par des moyens « de plus en plus sophistiqués » citant ainsi les rançons, le trafic d'armes, de drogues et d'êtres humains. M. Ban Ki-moon a, pour sa part, mis en garde contre la menace des groupes Al-Chabab, dans l'Est, à Boko Haram, dans l'Ouest, à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans le Nord, « les groupes extrémistes et les entités terroristes » qui ont « durci leur présence dans plusieurs régions du continent ». A ce sujet, il a observé qu'au Mali et au Sahel en général, la communauté internationale a, au cours de ces derniers mois, fait face avec détermination à la dégradation rapide de la situation, en précisant qu'une opération de maintien de la paix avait été déployée en vue d'aider les autorités de transition maliennes à étendre l'autorité de l'Etat et à bâtir des instruments de gouvernance légitimes.
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