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L'ONU insiste sur l'instauration d'un cadre juridique pour contrecarrer les pollueurs



L'ONU insiste sur l'instauration d'un cadre juridique pour contrecarrer les pollueurs
à J-12 de l'ouverture de la de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) prévue du 30 novembre au 11 décembre à Paris, le département de l'information des Nations unies à New York a initié, jeudi dernier, un Webinar, une conférence en ligne consacrée aux pays africains. Le sous-secrétaire général de l'ONU aux changements climatiques, Janos Pasztor, a eu à répondre aux questions de journalistes africains d'abord de la partie anglophone et ensuite francophone dont l'Algérie. Ils étaient en effet une dizaine de journalistes de différents médias à assister à cette conférence en ligne organisée à la maison des Nations unies, à Alger. Le représentant de l'ONU a fait part de l'importance du sommet de Paris considéré comme un tournant décisif pour tous les pays participants, au nombre de 166, particulièrement pour ceux du continent africain. Janos Pasztor a fait observer que l'Afrique est la plus concernée et, si consensus il y a sur un accord transparent et légal qui permettrait une limitation de l'augmentation temporaire à 2 degrés, le continent noir n'en sera que bénéficiaire, selon lui. Et pour cause, « l'Afrique est et sera la plus touchée par les conséquences des effets des changements climatiques surtout que plusieurs pays manquent de ressources économiques et d'un système de prévention, sans oublier la sécheresse ». Le responsable onusien a, toutefois, estimé que les négociations lors de la COP21 seront très pointues. « Sortir avec un accord commun est loin d'être une sinécure », a-t-il prévenu. Le point positif relève du fait qu'« il y a convergence » de plusieurs pays industrialisés sur l'urgence de prendre des mesures drastiques pour réduire au maximum leur émission de gaz à effet de serre. Janos Pasztor a souligné que les 45.000 participants attendus à la COP21 devront surtout négocier un cadre juridique permettant d'avancer dans la lutte contre les changements climatiques. « Seul un ancrage juridique peut, a-t-il affirmé, contrecarrer les pollueurs et les condamner. » La COP21 devra également inclure un financement réaliste des mesures adoptées. La somme de 100 milliards de dollars que les pays développés ont accepté de fournir annuellement pour la finance climatique d'ici à 2020, devra être distribuée équitablement et efficacement au profit des pays en voie de développement. Il ne s'agit pas, selon Pasztor, de donner des chèques mais de financer des actions d'accompagnement et d'assistance en matière de transfert technologique citant entre autres le développement de l'agriculture, les énergies renouvelables... Il a fait également savoir que le conseil d'administration de l'ONU a approuvé plusieurs projets au profit des pays en voie de développement comme il a été prévu le développement des assistances bilatérales.Si les pays en voie de développement attendent une assistance pour pouvoir se tourner vers un modèle à basse émission de carbone, ceux développés devront, lors de cette rencontre, détailler leur engagement à l'horizon 2020. A noter qu'au 31 octobre dernier, 155 pays avaient présenté leur contribution à l'instar de l'Algérie. La question qui se pose : la COP21 sera-t-elle une réussite ou un Kyoto-bis ' Pour le représentant de l'ONU, la réussite est obligatoire soulignant que si la situation climatique actuelle dure dans le temps, les dégâts s'aggraveront.


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