Tout le système de l'organisation de l'opération Hadj sera revu après le bilan négatif établi sur la session du pèlerinage de 2007. C'est sur de nouvelles bases que sera lancée la session du Hadj 2008, chapeautée, désormais, par le nouvel Office national du Hadj et de la Omra. Cet organisme créé en vertu du décret exécutif examiné et adopté lors de la réunion du Conseil du Gouvernement tenue le 30 octobre 2007, sera opérationnel au courant du mois de mars avec, à sa tête, un directeur général. La préparation matérielle et humaine de l'opération de pèlerinage, la collecte, le traitement et l'exploitation des données relatives au pèlerinage, l'organisation des manifestations, conférences, colloques et journées d'études qui s'inscrivent dans le cadre de sa mission, la participation aux différentes rencontres internationales se rapportant à son activité, après avis des autorités compétentes, sont les missions confiées à cet office dont le statut est fin prêt. L'office est aussi chargé de la réalisation d'études et recherches relatives au pèlerinage et la sélection des agents au service des pèlerins en Algérie et sur les Lieux Saints, la détermination de leur nombre et l'exécution des programmes de leur formation et l'évaluation de leurs activités. La session du Hadj 2007, devenue un sujet de polémique après les rapports accablants établis par différents organismes critiquant le mode de gestion de cette session, a poussé les autorités publiques à revoir tous les mécanismes de cette opération, dans le seul but de rattraper les erreurs du passé. Le dernier rapport a été envoyé par les services diplomatiques algériens en Arabie saoudite présentant la situation catastrophique des pèlerins algériens. Les Hadjis ont dû faire face, en accomplissant le rituel du Hadj, à un manque d'encadrement flagrant. Sur le plan de l'hébergement, le transport et la restauration, la plus part des pèlerins algériens se sont retrouvés livrés à leur sort devant la défaillance des membres de la mission, désignés pourtant pour veiller au bien-être de ces Hadjis. Pour tous ces problèmes et bien d'autres, les autorités publiques ont lancé des enquêtes une fois la session du Hadj clôturée, dont les résultats n'ont pas été communiqués encore. Toute la situation devra être éclaircie avec l'installation de ce nouvel office qui va « définir les moyens d'organisation et de gestion du mécanisme en question auquel il confère un caractère juridique». Il s'agit également d'une mesure qui garantit «une gestion comptable et financière basée sur les principes de transparence et d'efficacité économique». Selon le décret exécutif, l'Office est «un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du ministère des Affaires religieuses et des wakfs, dirigé par un Conseil d'Administration et géré par un directeur général». «L'Etat prend en charge les dépenses induites par les sujétions de service public mises, par l'Etat, à la charge de l'office, conformément aux prescriptions du cahier des charges y afférent». L'Office national du Hadj et de la Omra est investi de la mission d'»assurer des prestations de qualité, par les agences de voyage et de tourisme et les différents opérateurs». A ce titre, l'office est chargé de «choisir des opérateurs prestataires de services relatifs à la Omra et d'assurer un bon séjour au candidats à la Omra en protégeant leurs droits en coopération avec les parties concernées, à l'intérieur et sur les Lieux Saints».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B Mokhtaria
Source : www.lequotidien-oran.com