La crise des huiles de table est plus une affaire de monopole et de spéculation que de disponibilité de ce produit de base, selon le ministre du Commerce.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Kamel Rezig, qui s'exprimait, avant-hier jeudi au Conseil de la Nation à l'occasion d'une plénière consacrée à des questions orales, a affirmé que l'un des opérateurs qui n'avait pas, jusqu'ici, sollicité de soutien de l'Etat, vient de le faire pour la première fois.
Ce dernier, qui exige la facturation auprès des commerçants qui s'approvisionnent chez lui, se voit refuser cette «nouveauté». D'où, a-t-il ajouté, la bouderie de ce produit qui a, ainsi, créé la pénurie.
Et au ministre du Commerce de renouveler son assurance quant à la disponibilité du produit, affirmant qu'un important et consistant stock existe au niveau des six unités de production réparties à l'échelle du territoire national, un stock évalué à
94 000 tonnes, est à même de couvrir les besoins des ménages jusqu'à la fin du mois de juin prochain.
Ceci dit, Rezig n'a pas manqué de montrer du doigt certaines pages sur les réseaux sociaux et bien de chaînes de télévisions d'attiser la situation qui a pris une grande dimension médiatique entrant, selon lui, dans le cadre d'agendas qui ne sont pas nationaux. Il s'en est pris également au comportement du citoyen qui, a-t-il affirmé, se plie et croit aux rumeurs, acquérant le double des produits à l'effet de les stocker. Une attitude qui, a-t-il ajouté, a provoqué la consommation en une journée de la quantité d'un mois entier.
Et de faire part de la capacité de l'Etat à importer jusqu'à 10 bateaux d'huile de table si la situation l'exige. Une option qui, cela dit, aura inévitablement un impact négatif sur les unités de production locales au nombre de six dont la production totale dépasse actuellement les 50 000 tonnes alors que les besoins en consommation sont évalués à
48 000 tonnes.
Par ailleurs, le ministre du Commerce a estimé que la stratégie du changement ne peut être exécutée en une année mais en 5, voire une dizaine d'années. Et d'expliquer que l'on ne peut remédier à ce qui a été mal fait des années durant, avouant que le problème réside dans le maintien de la politique du soutien indirect. Une politique dont l'abandon viendra à bout du monopole et de la spéculation.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com