
La violence dans les stades a atteint un point de non-retour. Il n'est pas possible de l'arrêter ni même d'atténuer sa portée. Elle a pris des proportions alarmantes et inquiétantes à la fois compte du fait que même les joueurs prennent du plaisir à se mettre de la partie pour semer le trouble et le désordre sur les terrains de football.Le gardien de but Belhani de l'ES Sétif se souviendra longtemps de cette dernière journée du championnat où il s'est fait tabasser par son homologue du MC Alger. Un envahissement de terrain, une fin houleuse, un désordre indescriptible et enfin une agression caractérisée sur la personne de Belhani qui s'en sort avec un bras fracturé et une incapacité de quarante-cinq jours. Le dernier acte en date avant le baisser de rideau sur un exercice où les images de faits de violence et des agressions défilent régulièrement devant les yeux éberlués des mordus du ballon rond. Pire encore, ces images sont si récurrentes qu'elles font désormais partie intégrante de notre football, pris dans la tourmente de la brutalité. Le joueur Belhani est le dernier à avoir goûté aux affres de cette violence car bien avant lui des joueurs, des supporteurs, des dirigeants et des arbitres ont également été passés à tabac et subi des agressions d'un autre âge. Il est inutile de rappeler que les institutions dirigeantes de la discipline n'entreprennent aucune action pour endiguer cette violence ni même chercher des moyens pour au moins affaiblir sa portée. Rien de tout ça sauf quelques insignifiantes sanctions qui n'ont bien entendu aucun effet. Celles-ci, et comble de malheur, affichent clairement leur résignation devant ce phénomène dont les conséquences sont désastreuses sur le football national. Finalement, Gourcuff a peut-être raison d'évoquer l'environnement hostile dans nos stades qui empêche la discipline de prendre son essor. Le Français a finalement dit haut ce que tout le monde pense bas.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Assem Madjid
Source : www.lnr-dz.com