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L'Iran pourrait être un allié décisif de l'Algérie



L'Iran pourrait être un allié décisif de l'Algérie
Succinct communiqué, que celui publié ce 1er septembre sur l'audience accordée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamed Jawad Zarif, un homme politique qui fait désormais figure de héros pour son peuple, comme en témoigne l'accueil qui lui a été réservé par ses concitoyens à Téhéran.L'extension des relations bilatérales entre Alger et Téhéran ne peut que renforcer les principes que défendent les deux pays sur la scène internationale. Tous deux membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, ils pourraient dans le cadre de l'Opep inverser la tendance, ou du moins la rééquilibrer en faisant contrepoids aux pays du Golfe et à l'Arabie Saoudite, persistant malgré la dégringolade des prix de l'or noir, à refuser toute baisse de la production au sein d'un marché saturé par l'offre, ainsi que par le recul de la demande de la Chine, deuxième importateur mondial d'hydrocarbures. Des pays comme l'Algérie, premier pays a avoir nationalisé ses exploitations d'hydrocarbures, le Venezuela, la Libye, l'Irak, puis l'Iran, et à des degrés moindres l'Angola et le Nigeria, pourront aisément faire bloc contre les monarchies du Golfe, et leur chef de file l'Arabie Saoudite, pour imposer une stratégie géopolitique en faveur des pays producteurs d'or noir, lesquels ont fortement besoin de moyens financiers importants pour accélérer leurs développement. La levée de l'embargo sur la commercialisation du pétrole iranien, et autres sanctions économiques décrétés par les Etats-Unis et leurs alliés européens va changer sans nul doute les rapports de force maintenus jusque là au Proche Orient, et dans la région Mena. Cette entrevue entre le président Bouteflika et Zarif, ainsi que les discussions plus approfondies avec Lamamra cerneront les impacts qu'aura le retour de l'Iran, aux plans politique, économique, et commercial, au niveau régional et mondial. Le retour de l'Iran après 34 ans d'absence de la scène politique, et économique, au plan régional, en même temps que mondial, ne va pas se dérouler comme si de rien n'était advenu. Les Iraniens, selon des sources d'information crédibles, ont déjà commencé à effacer les stigmates hostiles aux Etats-Unis, inscrits sur les murs de l'ambassade, où furent retenus en otages, pendant 444 jours, les employés de leur représentation diplomatique. L'Iran affirme aujourd'hui sa volonté de tourner définitivement la page sur les exécrables relations ayant caractérisées leurs rapports depuis l'arrivée au pouvoir de l'Ayatollah Khomeini en 1979. Tensions et menaces réciproques semblent révolues entre le «Satan américain et le Satan Iranien». Demeure cependant en suspens la question des avoirs iraniens gelés. L'arme atomique que les Iraniens pourraient rendre rapidement opérationnelle, à tout l'air de se métamorphoser en ogive de paix au service de l'économie.


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