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L'investissement, maillon faible des APC



L'investissement, maillon faible des APC
Les orientations des pouvoirs publics butent sur une bureaucratie pénalisante.Les nouvelles orientations, qui confèrent aux collectivités locales le pouvoir de décision dans le lancement et la réalisation des projets de développement devant renflouer leurs caisses, peinent à trouver un terrain d'application. Si certaines APC se sont mises au diapason, en lançant nombre de projets qui ont amélioré les recettes fiscales, d'autres expriment des réticences, ce qui ralentit le développement local. Les appréhensions qu'affichent certains présidents d'APC sont d'ordre juridique.«La prudence est de mise dans ce cas de figure, car la moindre erreur pourrait conduire à des procédures judiciaires», explique le président d'APC de Bab Ezzouar. «Les lenteurs administratives sont également un handicap de taille. L'appareil administratif a instauré des mécanismes lourds et bureaucratiques.Ce qui constitue un frein pour l'investissement au niveau local», ajoute-t-il. Adopter des décisions au profit du développement local, notamment en termes d'investissements ou de services, revient à entreprendre un parcours du combattant, tant les lourdeurs consomment beaucoup de temps, et dans le domaine de l'investissement, le temps est synonyme d'argent. Résultat : les collectivités locales s'éloignent de plus en plus du créneau créatif de richesses, préférant s'engager dans une gestion quotidienne, concernant par exemple la location des espaces publicitaires, des parkings ou encore des locaux commerciaux.Des APC, telles qu'Alger-Centre, ou Les Eucalyptus, ont revu à la hausse les prix des prestations fournies aux opérateurs commerciaux, notamment pour la gestion des espaces adjacents aux cafés et aux salons de thé. A Aïn Benian, d'après un élu de l'assemblée, l'APC cherche à renflouer ses caisses à travers la location d'assiettes au niveau de la zone d'activité. L'APC des Eucalyptus tente depuis quelques années déjà de lancer un projet-pilote de collecte et de recyclage des déchets, en collaboration avec le programme des Nations unies pour le développement.Les initiateurs du projet ont prévu initialement d'installer les équipements sur le territoire de la commune. Le projet n'a pas été mis en ?uvre, car, d'après un responsable local, «la loi n'habilite pas le président d'APC à affecter un terrain pour un projet-pilote. Ceci est un exemple concret de contrainte bureaucratique qui ralentit le développement local et les investissements. La relation de la commune avec les investisseurs demeure une relation d'accompagnement et de notification d'informations dans le cadre d'une action purement administrative», soutient-il.Outre ce genre d'entrave, la procédure d'investissement requiert encore un dossier lourd et complexe. L'autorisation d'investissement nécessite 22 avis de différentes directions avant de passer par la commission de wilaya. Pour permettre aux collectivités locales une plus grande marge de man?uvre afin d'asseoir une petit industrie dans le périmètre de la commune, il est impératif d'enlever les contraintes bureaucratiques.
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