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L'intrigante affaire Ezzerga à Hydra Qui est derrière la non-application des jugements de justice '



L'intrigante affaire Ezzerga à Hydra Qui est derrière la non-application des jugements de justice '
Les affaires d'escroquerie dans le domaine de la promotion immobilière se suivent mais ne se ressemblent pas. Celle qui va suivre traîne depuis seize ans et sa particularité réside dans le fait que le jugement rendu par la justice en 1997 peine à trouver son application en faveur de 17 familles qui attendent toujours d'occuper en toute légalité leurs logements.
La genèse de cette affaire remonte à la fin des années 80 quand un promoteur (A. H.) lance une offre pour la construction de logements promotionnels à la cité El-Djamila, dans la commune d'Hydra, juste au niveau du carrefour Paradou. Denrée rare, le logement n'est jamais de trop en Algérie. Des souscripteurs se bousculent donc au portillon, ce qui est une aubaine pour le promoteur développant du coup un gros appétit. Le sans-scrupule n'hésite pas à vendre, par le biais de contrats de réservation sous-seing des appartements à plusieurs familles en même temps. Les bénéficiaires se rendent toutefois compte de l'arnaque et décident, en se scindant en deux groupes, d'intenter une action en justice, pour le premier de récupérer intégralement les sommes d'argent versées et pour le second la concrétisation de l'achat de leur logement par acte notarié authentique enregistré et publié à la conservation foncière. Entre-temps, le promoteur indélicat a préféré mettre les voiles vers d'autres cieux, laissant derrière lui une situation inextricable. Intervient alors une autre étape, aussi compliquée que défavorable pour la moitié des familles souscriptrices : le premier groupe passe à l'action en cassant les verrous des appartements et occupe les lieux. Pourtant ces familles ont obtenu par jugement la récupération des sommes versées et la condamnation du promoteur indélicat à une peine de prison. Quant aux familles composant le deuxième groupe, elles finiront aussi par avoir gain de cause par des décisions définitives, d'abord par le tribunal de Bir-Mourad-Raïs puis par la cour d'Alger ordonnant l'expulsion des 'indus occupants" (copies des jugements en notre possession). Une décision que les plaignants attendent de voir appliquée depuis seize ans. Trois de leurs représentants que nous avons rencontrés ont exprimé le désarroi de ces familles qui ne savent plus où s'adresser et qui veulent surtout savoir qui se cache derrière 'le verrou d'application" mettant à bas leurs espoirs. 'Nous ne sommes plus au stade de qui a raison. La justice a tranché en notre faveur et nous ne demandons pas plus que l'application du jugement", dira l'un d'eux, ajoutant qu'il a été entendu par l'adjoint du procureur général d'Alger à ce sujet, un rendez-vous resté sans suite. 'En revanche, une décision a été exécutée rapidement en faveur d'un ancien ministre", dira un autre. Dépité, ce dernier confie qu'on lui aurait même dit que 'tant que Bouteflika est président, vous ne récupérerez pas vos appartements". Le Président irait-il jusqu'à s'immiscer dans une banale affaire de logement ' Ce qui est certain, c'est que cette affaire s'étire en longueur dans un tunnel dont on ne voit pas le bout. Le plus désolant, selon les plaignants, c'est de constater que 'certains appartements sont loués chaque année à des sociétés, prouvant si besoin est, que les occupants ne sont pas dans le besoin et qu'ils possèdent d'autres propriétés". Nos tentatives d'en savoir plus sur cette affaire notamment auprès de la cour d'Alger sont restées vaines.
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