Alger - A la une

L'interconnexion avec d'autres artistes est importante



L'interconnexion avec d'autres artistes est importante
Nawel Mebarek peut se targuer d'appartenir à la nouvelle scène algérienne. Elle se livre, à vous lecteurs, en toute modestie.- Comment Nawel Mebarek a-t-elle atterri dans l'univers musical 'J'ai toujours aimé chanter, et ce, depuis mon enfance. En effet, c'est une passion qui remonte à très loin. J'ai toujours été attirée par les belles mélodies et les belles chansons. Je dirai également que c'est aussi l'influence de la famille, notamment de mes parents et de mes oncles. Ces derniers ne sont pas des artistes, mais des mélomanes. Je me rappelle que quand j'étais au collège, je reprenais souvent quelques titres du répertoire de la regrettée et talentueuse chanteuse algérienne Warda El Djazaïria et de l'icône Abdelhamid Hafez.Je suis, certes, une autodidacte, mais j'ai transité pendant six mois par la prestigieuse association El Sendoussia d'Alger. J'ai fait cette petite escale dans cette association pour apprendre les techniques de la touchia. J'avais constaté que le style andalou allait changer le timbre et ma façon d'interpréter mes chansons.- Vous comptez des passages remarquables dans quelques chorales nationales...J'ai toujours fait partie de certaines chorales, par contre, j'ai toujours été soliste soprano. J'ai fait partie entre autres des chorales Nagham, Harmonia, Ebène de la Radio nationale algérienne et de celle de l'Orchestre symphonique. D'ailleurs, en 2013 et 2014, j'ai interprété, à M'sila puis à Skikda, Zahra el madakin de la diva libanaise Faïrouz en compagnie de l'Orchestre national symphonique. Je garde des souvenirs heureux de ces moments de joie et de partage à la fois.- Mais à quel moment avez-vous ressenti le besoin de vous lancer en solo 'Il faut savoir que depuis l'an 2000, j'avais un petit orchestre avec lequel je me produisais déjà, en parallèle de la chorale. J'ai donc décidé de commencer à plancher sur mon premier album. Je l'ai commencé en 2009 et je l'ai terminé en 2014. Le CD en question est sorti vers la fin de l'année 2014.Je ne voulais pas bousculer les choses, m'empresser à l'enregistrer. J'ai voulu prendre mon temps pour mener à bon terme mon projet musical. Je voulais présenter un produit soigné et abouti à la fois. D'ailleurs, l'album en question a été nominé, en 2015, à la 2e édition des Algerian Music Awards, dans la catégorie Meilleur album de l'année.- Justement, parlez-nous de votre album intitulé Lemrassem sorti chez Belda Diffusion 'Lemrassem veut dire la place où on a l'habitude de se rencontrer. Les titres que j'ai intégrés dans mon album abordent plusieurs thèmes et revisitent beaucoup de styles musicaux, tels que la folk, la pop, le rock, le jazz, l'andalou, le chaâbi. Il y a également une touche occidentale et orientale à ne pas négliger. Mon album compte onze titres. Deux sont en langue berbère et le reste en langue arabe.Comme l'indique son titre, dans la première chanson en kabyle La Mama, je parle du courage de la femme algérienne qui se bat au quotidien.La deuxième chanson en kabyle n'est autre qu'un poème. Dans le titre Harraga, je pointe du doigt le phénomène de l'exode en mer. Je suis touchée quand je vois des jeunes désespérés faisant de la Méditerranée un véritable cercueil, alors qu'ils devraient être autrement.Il y a la chanson Sir Fi Halek qui revient sur cette force de la jeunesse algérienne.C'est un message aux jeunes qui perdent leur temps à regarder les autres vivre au lieu de vivre leur propre vie. Kiyel el bahr est un titre que j'ai composé pour une amie décédée. La chanson Lemrassem, qui a été composée par Halim Ryad, parle de la vie en général. La chanson Rabi yahfedna évoque le point de vue d'une femme qu'on vient demander en mariage.- Cet album se veut également une interconnexion entre plusieurs artistes...J'adhère à votre idée que mon album est le fruit d'une rencontre et d'une interconnexion entre des artistes professionnels. J'ai eu l'immense plaisir de travailler avec les excellents paroliers Yacine Ouabab et Halim Ryad. J'ai également rencontré l'arrangeur Amine Dahane et le talentueux compositeur Mohamed Rouane.- Concrètement, comment définissez-vous votre musique 'Disons que ma musique se décline sous la forme de mélodies modernes. Mon style va vers le châabi et le haouzi. Mais je dois avouer que je n'ai pas une voix tellement hawzie.- Quelle est votre idole dans l'univers musical 'Mon idole, c'est le chanteur Idir. Sa musique et son timbre de voix sont exceptionnels. D'ailleurs, dans le monde entier, on reconnaît son timbre de voix.- Dans votre album, on retrouve un duo avec le rappeur algérien Harage Mc. Etes-vous partisane de ce genre de collaboration 'Je trouve que les duos sont une expérience enrichissante. C'est quoi la musique ' C'est un mode de partage et de générosité. C'est donner de soi et ne pas forcément attendre de recevoir. Partager cela avec d'autres artistes, pour moi c'est enrichissant, surtout quand on n'a pas le même style musical. Ceci étant, cela a été un grand plaisir de travailler avec le rappeur Harage Mc. Dans la chanson Harga, c'est un duo avec la chanteuse Haradjemssi- Quels sont vos futurs projets 'Après le concert que j'ai donné le 10 novembre dernier à la salle Ibn Zeydoun, je compte présenter prochainement un nouveau single qui évoquera le thème de l'amour.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)