La commission Ibrahimi vient ainsi de situer les responsabilités desserrant à l’occasion l’étau sur Alger et mettant fin aux envolées accusatrices de certains membres de l’ONU trop rivés aux positions des États-Unis.L’Algérie et l’ONU se partagent la responsabilité dans l’attentat du 11 décembre qui a ciblé le siège du Pnud à Alger. Le rapport de la commission Brahimi a dévoilé les failles dans la sécurité du siège, notamment la non-prise en considération des menaces et l’incapacité de l’instance centrale à répondre aux demandes de ses employés pour le renforcement des mesures où auquel cas, le déménagement. Chose qui, paradoxalement, n’est pas dans ses moyens financiers !
Si côté algérien, le relâchement de la vigilance a été bien remarquée, la responsabilité de l’ONU reste entière surtout que sa représentation en Irak a été la cible d’un attentat similaire. Les pays de la liste rouge ne sont toujours pas pourvus de mesures de sécurité supplémentaires alors que les États-Unis, principal contributeur de l’instance et acteur profondément impliqué dans les crises de ces dernières années, s’ils ne les ont pas provoquées sous le couvert de mandats de l’ONU, se contentent de protéger leurs représentants — ils ont des difficultés d’ailleurs à en trouver — occultant les autres.
La commission Ibrahimi vient ainsi de situer les responsabilités desserrant à l’occasion l’étau sur Alger et mettant fin aux envolées accusatrices de certains membres de l’ONU trop rivés aux positions des États-Unis.
C’est d’ailleurs là un facteur que met en exergue le rapport, qui note les sondages d’opinion, qui ressortent une méfiance à l’égard de l’ONU et l’accusent de servir d’instrument entre les mains des puissances. Le discours antimusulman, le parti pris flagrant pour Israël et le veto protecteur des USA et, partant, la réforme qui traîne en longueur démontrent bien que l’ONU a perdu sa crédibilité, consommé sa neutralité et failli à ses missions d’arbitrage et de paix. Lui reste-elle d’ailleurs une marge de manœuvre ou un quelconque pouvoir pour s’imposer devant les vetos de son Conseil de sécurité ? Pas étonnant dès lors qu’elle est une cible privilégiée des groupes terroristes en quête permanente d’impact médiatique.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djilali Benyoub
Source : www.liberte-algerie.com