
Les dispositions de l'arrêté ministériel portant ouverture d'instance de classement au patrimoine national des abattoirs d'Alger, bâtiments historiques situés dans le quartier du Ruisseau (Alger) en voie de cessation d'activité, ont été «abrogées», rapporte le dernier Journal Officiel.Considérés comme «monument historique témoin de la période industrielle de l'Algérie», les abattoirs d'Alger avaient fait l'objet d'une instance de classement ouverte par un arrêté du ministère de la Culture publié au Journal Officiel du 23 mars 2014. L'ouverture d'instance de classement au patrimoine national devait être préalable à un classement des bâtiments et qui aurait interdit toute «construction ou intervention sur et dans les abords immédiats» du site ainsi que tout «autre type d'aménagement» ou de «nouvelle construction» dans la zone de protection, selon les dispositions de la loi n°98-04 du 15 juin 1998 relative à la protection des biens culturels. Datant de l'époque coloniale, le centre d'abattage du Ruisseau compte trois salles d'abattage de 3.250 m2, ainsi que des écuries aménagées de 3.764 m2 mais qui ne répondent plus aux normes actuelles. Annoncée, sa fermeture a dû être reportée dans l'attente de la construction d'une infrastructure similaire en dehors du centre de la capitale. En septembre 2013, des plasticiens algériens avaient lancé un appel via Internet demandant aux pouvoirs publics de permettre la création d'un «espace dédié à l'art et à la culture» aux lieu et place des actuels abattoirs, afin de créer un «pôle de vie qui valorise les artistes et l'art», et qui offrirait à l'Algérien un «espace pour accéder à la production de ses artistes». L'appel, qui avait recueilli plus de 700 signatures, visait principalement à faire sortir les arts visuels de la «léthargie» dont ils souffrent dans la capitale, selon ses initiateurs. Cette demande s'inspirait d'expériences relevées dans de nombreux autres pays, comme les anciens abattoirs du Testaccio à Rome (Italie) abritant aujourd'hui le Musée d'art contemporain de Rome, ou encore le 798 de Pékin (Chine), une ancienne usine d'équipements électriques, réaménagée en village d'artistes avec maintien de sa structure originelle.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.lnr-dz.com