
Qu'est-ce qui a pris le réalisateur français Alexandre Arcady de déclarer à Alger en marge du Sila que l'Algérie n'est pas faite pour le cinéma et qu'il ne fera plus de film dans ce pays' Une déclaration lourde de sens, qui a été mal appréciée par certains cercles à Alger. Celui à qui on a permis de s'assoir aux côtés du président de la République en 2001 lors du lancement de l'opération «Ciné de l'été» organisée par le duo Bachir Derrais et le milliardaire Aït Adjadjou, se prend aujourd'hui pour un donneur de leçons cinématographiques. Et pourtant, c'est l'Algérie qui lui donna le plus d'importance pour ses oeuvres. Faisons un peu le rappel de sa carrière. Les deux derniers films réalisés par Alexandre Arcady ont été un terrible fiasco. Depuis 2008 et son film «Tu peux garder un secret'», tous les films d'Arcady ont été un lamentable ratage cinématographique et commercial en France et ailleurs: ses films «Comme les cinq doigts de la main» réalisé en 2010, «Ce que le jour doit à la nuit» réalisé en 2012 et adapté d'un livre de Yasmina Khadra et le tout dernier «24 jours» réalisé en 2014 sur l'affaire de l'assassinat d'un juif à Paris Ilan Halimi par le gang des Barbares, n'ont pas reçu le succès escompté en France. Seule l'Algérie lui a réservé un accueil chaleureux et protocolaire de grande envergure lors de l'avant-première du film «Ce que le jour doit à la nuit» à Alger. Les Algériens ne connaissent pas pourtant ou ont fermé les yeux sur le parcours troublant d'Alexandre Arcady dans le développement du sionisme en France. Dans sa jeunesse, il a milité au sein du mouvement de jeunesse sioniste Hachomer Hatzaïr et qu'entre 1966 et 1967, il est parti vivre en Israël dans un kibboutz près de la frontière libanaise. L'Algérie a oublié également qu'il a réalisé et produit «Pour Sacha», un film sur l'armée isréalienne d'occupation et l'implication d'Israël dans la guerre des Six-Jours. L'Algérie a également oublié que le 23 février 2015, à l'occasion du 30e dîner du Crif, Roger Cukierman a remis à Alexandre Arcady le Prix du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) pour son film «24 jours». Malgré le soutien institutionnel (le film est projeté à l'Elysée en présence du président François Hollande), la presse a globalement descendu en flammes le film. En essayant de croire qu'il est le Coppola français, en réalisant «le Grand Pardon» sur la famille d'un parrain juif pied-noir d'Algérie, Arcady a échoué dans son rêve de devenir un grand réalisateur. Ce n'est pas le cas de Alexandre Aja, qui s'est fait un nom dans l'univers très fermé de Hollywood, en choisissant le genre du film d'horreur. Alexandre Aja a réussi à se faire respecter avec des films du genre comme «Haute tension» «Mirrors», le remake de «La Colline a des yeux». A force de faire des films personnels et régler des comptes avec l'Histoire et certains responsables en Algérie, Arcady devrait commencer à faire un cinéma simple basé sur une histoire commune et sur l'humain.[email protected] /* */
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amira SOLTANE
Source : www.lexpressiondz.com